4# Retrouver sa joie, comment?

J’ai un ami ingénieur en aéronautique qui m’a expliqué : « Christian, nous, les ingénieurs, on fait tout pour que les avions volent. Il n’y a rien de plus sécurisé qu’un avion, mais il y a une chose que l’ingénieur ne peut prévoir, c’est l’erreur humaine ». Imaginez-vous demain, monter dans un avion. Vous passez devant le cockpit du pilote, il est en train de siroter un café… Pourtant les pilotes ont une check-list de vérifications obligatoires avant de pouvoir faire décoller l’avion. Et lui, il est là, en train de rigoler avec ses potes.  Vous lui demandez : « Mr le pilote, excusez-moi, mais, vous n’avez pas des trucs à vérifier avant de décoller ? Et lui vous répond : « Non, mais c’est quoi ça ? Tu te prends pour qui, d’abord ? Ça fait plus de vingt ans que je suis pilote… » Moi, à votre place, je ferais demi-tour ! Parce qu’il y a une check-list à vérifier ! Mais toi aussi tu en as une. Et moi aussi j’en ai une. RÉGULIÈREMENT, JE RETOURNE AUX FONDATIONS DE MA FOI.  C’est mon B-A BA, c’est mon Kerith, mon torrent. Lorsque les combats font rage, lorsque ma joie est en train de s’éteindre, c’est là que je reviens ! Et mon Dieu si bon me ramène toujours à ce que j’ai vécu avec lui au commencement, à ce à quoi je suis appelé. Là, il me renouvelle, il me fait revivre ! Il y a cette adéquation entre la vie d’Élie et la volonté de Dieu pour nous : que nous puissions vivre en demeurant dans la joie première de notre communion avec lui.
Mais il y a des ripostes. Quand tu vis quelque chose de fort avec Dieu, oui, il y a des ripostes. La première vient de ta nature charnelle. Parfois ce n’est ni le diable, ni le monde, mais c’est toi-même qui te tend des pièges ! Le plus grand ennemi de l’homme, c’est sa propre chair ! Et l’Apôtre Paul enseigne que cette nature pécheresse est intelligente et possède une volonté ! « Ah bon ? »… Elle semble dormir, mais lorsque tu te lèves pour Dieu, elle se lève CONTRE Dieu. As-tu remarqué, lorsque tu as envie de lever tes mains pour louer Dieu, quelque chose te dit : « Non, non, mais qu’est-ce que tu fais, ça ne va pas ? » Lorsque tu veux lire la Bible, quelque chose te souffle : « Non, va donc allumer la télé plutôt ». Quelque chose qui cherche à te détourner de ta consécration… Maintenant il existe aussi une riposte du monde qui, lui, est clairement positionné CONTRE Dieu. Ça ne fait pas de nous, les chrétiens, des victimes repliées dans le cocon de notre église en attendant le retour du Seigneur… Non ! Mais c’est une vérité biblique. Il est incroyable qu’aujourd’hui dans notre société, on puisse parler de n’importe quel dieu sans aucun problème, alors que dès qu’il est question de Jésus-Christ, on observe aussitôt des réactions vives. Parce que le monde est sous le pouvoir de l’ennemi. Et lorsque tu vis quelque chose de fort avec Dieu, cela génère inévitablement de l’opposition venant du monde. Cela passera par un collègue au travail, par ton patron, ou un membre de ta famille… Combien de femmes, après avoir donné leur cœur à Dieu, m’ont confié : « Mon mari s’est changé en lion ! Avant, tout allait bien entre nous. Mais depuis que mon cœur appartient à Jésus, j’ai des problèmes dans mon couple » ! Parce que l’esprit du monde s’oppose à Jésus-Christ. Allons plus loin : nous avons aussi un ennemi spirituel. Et quand il se lève, quand il fait cingler ses ripostes, il te faut bien connaître tes bases. Lorsque ses attaques surviennent dans tes pensées et dans ta vie, sous formes de questions ou de doutes : reviens à tes fondations. C’est pour cette raison que l’Apôtre Paul a écrit : « JE VEUX QUE VOUS SOYEZ FONDÉS, ENRACINÉS DANS L’AMOUR » (Éphésiens 3/18). Quelles sont ces racines qui mènent à se réjouir en Jésus-Christ ? En voici deux. Premièrement, nous réjouir de notre identité, et deuxièmement, nous réjouir de Sa fidélité.
Savoir se réjouir de son identité en Christ : la toute première raison pour laquelle je peux me réjouir, c’est que je suis sauvé. David dit, lorsqu’il a péché : « Rends-moi la joie de mon salut, rends-moi la joie d’être sauvé » (Psaume 51/14). Dans la vie, il y a les choses qu’on ne pourra pas avoir, les rêves et les exploits qui restent inaccomplis, les questions sans réponses… Mais une chose ne fait jamais défaut à un chrétien né de nouveau : IL SAIT QU’IL EST SAUVÉ ! Tu auras sûrement des souffrances, des douleurs, des hauts et des bas, mais une chose demeure : tu es sauvé ! On peut être poussé à droite, poussé à gauche, plongé dans des situations difficiles, coincé contre un mur, on peut vivre toutes sortes de chocs… L’Apôtre Paul ne les comptait plus ! Et pourtant c’est lui qui a dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Philippiens 4/4). Je peux me sentir desséché, triste, éloigné de Dieu, je peux entendre toutes sortes de voix qui cherchent à m’égarer : « Tu n’es pas assez digne, tu n’es pas assez bon, pas assez ci, pas assez ça… » ! Mais une chose ne change pas : JE SUIS TOUJOURS SAUVÉ ! Je suis toujours un enfant de Dieu, je suis toujours adopté.
La première bénédiction qui découle d’être sauvé, c’est que NOS PÉCHÉS SONT PARDONNÉS. Maintenant les souvenirs -de ce que tu as fait et pas fait, de tes péchés, de ton passé- peuvent se réveiller ! Une vérité demeure, même si tu es bombardé dans tes pensées : tu es sauvé, et tes péchés sont pardonnés. A travers un prophète, Dieu a dit qu’il a pris nos péchés et qu’il les a jetés au fond de la mer (Michée 7/19). De là, l’expression connue, qui n’est pas un verset mais qui est basée sur une autre prophétie (Jérémie 31/34) qui dit que Dieu ne se souviendra plus de nos péchés : « DIEU A JETÉ NOS PÉCHÉS DANS LA MER DE L’OUBLI ». Au fond de la mer, a précisé le prophète. Deuxièmement, quelque chose de merveilleux et de grandiose aussi : c’est que maintenant, TU ES ADOPTÉ. Tu es cohéritier avec Christ. Tu es ce fils ou cette fille de Dieu, qui fait partie de sa famille… Très souvent, on ne comprend pas tout ce qu’on possède ! Mais Christ est l’héritier de toutes les promesses de Dieu. C’est Paul qui le dit (2 Corinthiens 1/20) : « Toutes les promesses de Dieu sont oui et amen en Jésus-Christ » (Pas en Christian Robichaud, pas en ma sœur ou en mon frère). Cela signifie que Jésus, dans sa grâce, prend ma main, et dit : « Lui aussi, il hérite avec moi. C’est moi l’héritier, mais elle, je l’ai adoptée. Je l’ai pardonnée, je l’ai nettoyée, je l’ai prise comme ma fille. Lui, je l’ai pris comme mon fils et IL EST COHÉRITIER DE TOUTES LES PROMESSES QUE J’AI, MOI, HÉRITEES DE MON PÈRE. »