5# Retrouver sa joie, comment?

Éphésiens 1/3 dit : « Nous sommes comblés des bénédictions de l’Esprit dans le monde céleste, qui toutes sont en Christ ». Après la Seconde Guerre Mondiale, les nations sont entrées dans une période d’essor économique : « Les trente glorieuses ». Avant cela, l’évangile de prospérité n’existait pas. Mais, c’est prouvé historiquement, un nouvel évangile est apparu avec cette croissance. Un évangile qui met beaucoup trop l’emphase sur la joie matérielle. Selon lui, Dieu veut te combler de joie par l’abondance des biens… C’est vrai que le Seigneur a fait la promesse de pourvoir à nos besoins ; mais la Bible enseigne de ne pas vivre dans le but d’accroître ses richesses. « Ne cours pas après une meilleure situation financière » (Matthieu 6/19 à 21). Cet évangile de prospérité n’est pas vrai. Je n’y vois nulle référence dans le Nouveau Testament. Ce que j’y lis, au contraire, c’est que le Seigneur nous conseille de nous contenter de ce qu’on a, et d’éprouver une réelle faim spirituelle. « Vous avez été bénis de toutes bénédictions spirituelles dans le monde céleste ! » Oui, il a promis de pourvoir à tes besoins. Mais il ne t’a jamais promis le luxe. La majeure partie des bénédictions que nous possédons en Jésus-Christ, et qui devraient faire toute notre joie, c’est que Dieu nous a promis l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la foi, la bienveillance, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5/22)… Dieu a promis ces choses-là ! Et les plus grandes richesses de ce monde ne peuvent pas te les acheter. On connaît tous l’exemple du nanti qui ne parvient pas à se maîtriser. Ce ne sont que crises d’angoisse, malheurs, torture intérieure. Il possède tout extérieurement, mais il est vide au dedans. J’ai suivi un documentaire qui retrace la vie d’une ex épouse d’un prince arabe qui est partie en emportant la moitié de sa fortune. On y voit les journalistes se ruer vers elle, lorsqu’elle vient assister aux défilés de mode partout en Europe, parce qu’elle achète des vêtements d’une valeur inouïe. Lorsqu’elle s’est offert une veste à cinquante mille euros, brodée d’or et de pierres précieuses, les journalistes l’ont interrogée : « Mais pourquoi avez-vous acheté une veste que vous ne pouvez même pas porter ? » C’est vrai que c’est dangereux de sortir habillée à ce prix-là. Elle a répondu ceci : « Je me sens tellement vide à l’intérieur que ça donne une valeur à ma vie ». Toi, tu n’as peut-être pas la veste aux pierres précieuses, mais tu as un vêtement céleste en Christ ! TOI ET MOI, NOUS SOMMES SAUVÉS EN JÉSUS-CHRIST. ALLÉLUIA !
Regardez ce que Jésus a dit : « Voici je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, sur toute la puissance de l’ennemi. Et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10/19). Wow ! Quelle promesse ! « Tu vas marcher sur le serpent, le scorpion, toute la puissance de l’ennemi. Rien ne pourra te nuire dans ta vie ». On est appelé à faire valoir ces promesses. Maintenant voyez ce que Jésus a ajouté : « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans le ciel » (Luc 10/20). Pourquoi dit-il cela ? Parce Jésus-Christ voyait ses disciples revenir de mission tout exaltés : « Mais les démons nous sont soumis ! C’est extraordinaire ! » Mais lui savait que l’heure des ténèbres arrivait. Il voyait d’avance cette nuit où pendant un moment Satan pourrait faire ce qu’il avait tellement envie de faire. Qu’il pourrait faire renier Jésus à Pierre, qu’il pourrait terroriser les disciples au point de les faire fuir à travers la colline des oliviers. Jésus savait qu’il viendrait un jour où Néron, ce despote dément, démoniaque selon certains historiens non chrétiens, prendrait l’Apôtre Pierre, et le suspendrait la tête en bas avec d’autres chrétiens, pour les allumer comme des torches, et éclairer son grand jardin. Ce jour-là, tu as l’impression que les démons ne sont pas soumis. C’EST POUR CELA QUE TA JOIE NE PEUT PAS DÉPENDRE DES MOMENTS DE VICTOIRE.
En effet, si Élie a éprouvé de grandes joies dans le Seigneur, il a aussi traversé des déserts. C’est beau quand l’homme de Galaad se présente à Achab et lui dit :« Désormais il n’y aura plus de pluie ». Mais avez-vous déjà pensé au fait qu’ensuite pendant près de trois ans, le prophète n’a plus rien fait ? C’est vrai qu’il a ressuscité le fils de la veuve de Sarepta (1 Rois 17/22) mais en dehors de ça, rien ! Un serviteur de Dieu qui ne prêche plus, qui ne démontre plus la puissance de Dieu pendant si longtemps… Si ce n’est pas un désert, c’est quoi ? Non, ta joie ne doit pas reposer sur tes victoires. Elle doit se puiser dans le fait que tu es sauvé et que ton nom est écrit dans le Ciel. ET ÇA, C’EST TON TORRENT DE KERITH, ça, c’est tes fondations, ça, c’est le B-A BA du chrétien. Lorsque qu’il t’arrive de jouer en défensive un instant, lorsque tu sens que l’ennemi t’attaque, au bout d’un moment, tu contre-attaques : « Oh-oh-oh, tu peux marteler dans mes pensées, tu peux m’agresser de toutes sortes de manières, mais il y a une chose que tu ne peux pas toucher chez moi : JE SUIS UN ENFANT DE DIEU. Je suis sauvé. Oui, il y a peut-être une tempête, oui, il y a peut-être des blessures, des injustices, oui, il y a peut-être la maladie qui vient te frapper… Quand ces choses se produisent, l’ennemi en profite. Et là, il dit : « Il est où ton Dieu ? Tu t’es confié en Dieu, et tu es malade ? Tu t’es confiée en Dieu, et ton mari est parti ? Tu t’es confiée en Dieu, et tu as perdu ton travail ! Il est où ton Dieu ???? » Et dans ces moments-là, tu peux brandir quelque chose. Tu peux dire : « Oui, je n’ai peut-être pas toutes les réponses maintenant, je ne comprends pas tout, mais il y a une chose que personne ne peux m’enlever : je suis un enfant de Dieu ; je suis sauvé. Alléluia ! C’EST NOTRE IDENTITÉ QUI EST LA PREMIERE BASE DE NOTRE JOIE.
Deuxièmement, sa fidélité est aussi la base de notre joie. Paul écrit : « Réjouissez-vous toujours… devant la télé ? Heu, pardon… dans le Seigneur » Car le Seigneur ne se trouve ni à la télé, ni sur Facebook. Il se trouve dans la Parole de Dieu. Comment, concrètement, puis-je demeurer constamment dans Sa joie ? La version Semeur nous offre un nouvel éclairage. Elle traduit : « Réjouissez-vous de tout ce que Dieu est pour vous »… Quand David chante : « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits » (Psaume 103/2), ces mots ne sont pas seulement un psaume magnifique ! ILS NOUS ADRESSENT UN VÉRITABLE COMMANDEMENT. Avez-vous oublié les bienfaits de Dieu ? On peut vivre des moments si difficiles que nos pensées sont saturées de tout ce qui ne va pas, et on oublie. « Ma fille va si mal »… « Ma situation, mon couple va si mal »… Tu es tellement noyé dans les difficultés, qu’il n’y a plus de place dans tes pensées pour les bienfaits de l’Éternel. Il te faut retourner à Kerith, là où tout a commencé ! Il te faut repasser dans ton cœur les bontés de Dieu pour ta vie. Souviens-toi de sa fidélité à ton égard.
Regardez ce que Jésus dit – une vérité très, très importante pour nous : « C’est pourquoi tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des Cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes » (Matthieu 13/52). Savez-vous que spirituellement, vous êtes des scribes ? Peut-être pas des scribes juifs, mais vous êtes des scribes du royaume de Dieu, parce que vous aimez écouter la Parole de Dieu, parce que vous la lisez, parce que vous la scrutez… Un scribe était un chercheur ! Que signifie : « … va tirer d’anciennes et de nouvelles choses de son bon trésor » pour nous ? Ça veut dire que pour tout chrétien il y a des nouvelles révélations. Oui, Dieu a des pensées nouvelles pour toi. Mais parfois, le Seigneur ne te donnera pas de nouvelle parole. Tu pourras crier : « Seigneur, parle-moi, parle-moi, parle-moi »… Si tu écoutes bien, tu entendras une petite voix qui répondra : « Non… Rappelle-toi donc ce que je t’ai déjà dit. Reviens aux anciennes révélations que je t’ai faites ». Jésus affirme bien qu’il y a les deux dans ta vie. Oui, Dieu a une fraîche révélation pour nous. Mais il n’a pas que ça. Certains d’entre nous ne vivent que pour des nouvelles révélations. Ils vont écouter un prédicateur sur internet ou à l’église, et Dieu leur adresse une Parole de Dieu. « Ouah, la super Parole de Dieu !… » Ils la reçoivent, ils la méditent, la digèrent… Et le lendemain, elle est déjà oubliée : il en faut une autre ! Non ! La Parole de Dieu représente infiniment plus qu’un simple carburant. C’est une fondation sur laquelle tu construis ta marche avec Dieu. Et Jésus dit : « Si tu es sage, apprends, à certains moments, à retourner à ce que tu sais ». A dire : « Attends, non, non, non. Sur telle situation, Dieu m’avait déjà parlé. Que m’avait-il conseillé ?… Sa Parole disait ça et ça… Et Dieu avait rassuré ma vie ». Et c’est ce que Jésus explique quand il dit : « Tout scribe qui est instruit, il sait ». Chaque fois que Dieu te parle, il remplit un sac dans ton cœur. C’est comme un compte de banque. Et toi, tu reçois la Parole de Dieu dans ce sac et tu la gardes. David parle de garder la Parole de Dieu (Psaume 119/11). Il ne faut pas que tu l’oublies. Ainsi tu peux aller la consulter et te souvenir de ce que Dieu t’a dit. Tu la repasses en toi… La Bible dit de Marie : « Elle repassait ces choses dans son cœur » (Luc 2/19). REPASSE SUR TON ÂME LES PRINCIPES ET LES RÉVÉLATIONS QUE DIEU A DÉPOSÉS DANS TA VIE !
Certains sont naturellement forts et toujours optimistes. Mais quand une vraie attaque de l’ennemi fond sur eux, ils s’écroulent. Ils ne peuvent pas tenir. Parce que l’ennemi argumente avec des raisonnements extrêmement troublants, une logique qui peut même passer pour chrétienne. J’ai vu des chrétiens troublés me confier les fausses routes qui tournaient dans leur tête, tout en me citant des versets. Ils semblaient sincèrement convaincus ! Mais en les écoutant, je réalisais que ça n’était ni cohérent ni biblique. Sous la pression des circonstances un raisonnement s’était installé dans leurs cœurs et dans leur vie, qui n’était vraiment pas de Dieu, mais qui était accompagné de versets.  C’est de cette manière que Satan a attaqué Jésus dans le désert ! Il disait : « N’est-il pas écrit…? » (Matthieu 4/6). Mais Christ connaissait ses bases. Il savait son B-A BA. Il était prêt. Et à travers ce message, ce n’est pas moi en réalité, mais le Saint-Esprit qui vous enseigne cette vérité. IL FAUT ÊTRE PRÊT. Il y a des moments où tout va bien. Là, peut-être ça va. Mais plus tard, il y aura des combats. Je ne suis pas devenu paranoïaque, mais je sais qu’il y a des moments délicats… Lorsqu’on est réunis le dimanche matin, on se sent si bien, on adore Dieu, et après ça on a le cœur élargi. C’est tellement bon la communion fraternelle, les prières, les chants… Mais je ne suis pas dupe. Je sais que le lundi matin arrive, et avec lui aussi les difficultés. Je suis seul, et tout à coup, une pensée furtive s’immisce dans ma tête. Ça vous arrive aussi ? On a tous des attaques. Mais certains chrétiens ne sont pas prêts ! Une pensée arrive directement de l’ennemi : ils se mettent à la nourrir ! Ça consiste en quoi « nourrir une mauvaise pensée » ? Ça semble insignifiant à première vue : la pensée arrive, petite, et tu la nourris : elle grossit un peu. Tu la nourris encore : elle devient plus forte. Tu la nourris davantage : elle prend plus de place ! A un moment donné, c’est elle qui prend toute la place, ET NE LAISSE PLUS AUCUN ESPACE EN TOI POUR LA PAROLE DE DIEU !
MAIS SI TU ES PRÊT, si tu connais tes bases, tu sais retourner à Kerith. Quand une figure d’Achab te menace, tu te dis : « Attends. J’ai mieux à faire que de jouer au héros et de m’en prendre à Achab »… Élie, dans ses entretiens avec Achab, n’en a jamais fait une affaire personnelle. Il ne s’est jamais cru assez puissant pour combattre le roi. Non, non, non. Et Dieu n’avait pas dit à Élie : « Va le combattre. Il va chercher à te tuer, mais toi, tu vas le descendre » Dieu avait dit : « Va-t’en à Kerith ». Car Dieu sait qu’on ne peut pas combattre nous-mêmes certaines pensées. Alors il vient nous le rappeler en disant : « TOI AUSSI, VA À KERITH. RETOURNE À TES BASES. JE VAIS TE PRÉPARER ». Et quand l’ennemi viendra, tu pourras brandir le bouclier de la foi, tu pourras manier l’épée de la Parole de Dieu. Quand Satan s’est présenté dans le désert, Jésus était prêt pour la confrontation. Jésus ne s’était pas rendu là seulement pour y être tenté. Il y était allé pour chercher la face de Dieu, trouver l’onction de Dieu dans le jeûne et la prière. Mais dans ces moments de solitude, souvent le serpent tente sa chance. Des pensées nous reviennent. Le passé rejaillit. Ou l’indignité, la culpabilité : « Tu n’es pas assez… Tu n’as pas fait… Tu as déjà fait… Et pourquoi… Qu’est-ce qui te prouve que tu ne retourneras pas à ton péché ?… » Dans ces moments-là, il faut que tu sois prêt.