Pleurer pour la sainteté

Esdras fut divinement conduit vers Israël. A plusieurs reprises il est mentionné que la main de Dieu était sur lui et sur ceux qui l’accompagnaient. Leur cœur était dans la joie à la vue de l’aide qu’ils avaient obtenus, la provision, la bénédiction et la protection tout au long du voyage. Une fois arrivés à Jérusalem, je peux imaginer leur cœur explosant de joie ! Leurs yeux ne pouvaient le croire, la Maison de Dieu était rebâtit ! Alléluia ! Après plus de 70 ans de destruction elle était à nouveau debout. Esdras étant un spécialiste de la loi de Dieu et de ses commandements était envoyé par l’Empereur des Mèdes et des Perses pour organiser Israël et Jérusalem autour du culte de la Maison de Dieu.

Quand Esdras fut installé et prêt à travaillé, le cœur rempli de joie, les hauts dignitaires d’Israël s’approchèrent de lui pour l’informer d’une mauvaise nouvelle. Certains des prêtres, des lévites et plusieurs hommes du peuple avaient fait alliance avec des femmes étrangères, mélangeant ainsi leur appartenance à Dieu et aux idoles païennes. A cette nouvelle Esdras s’effondra et fut complètement dévasté. Il passa la plus grande partie de la journée à pleurer devant Dieu. Il pria Dieu et lui dit « après toute ta bonté envers nous et ta grâce, nos cœurs continuent de faire compromis avec la sensualité ! Dieu, je ne sais même pas quoi te dire !! ». Alors qu’il pleurait et s’humiliait devant Dieu en demandant pardon une grande foule se joignit à lui en larmes et en repentance. Le Seigneur leur fit grâce et quelques mois plus tard cette affaire de compromis était classée et le cœur du peuple était pleinement à Dieu.

Comme Esdras, le Seigneur a des hommes et des femmes divinement conduits dans ses voies et son service. Le Seigneur toutefois nous conduit vers un temple qui peut paraitre battit mais dans les cœurs la convoitise du monde et les désirs charnels règnent encore. Peut-être avez-vous prit les fonctions de pasteur dans une jolie église mais à votre surprise, plus les mois passent plus vous découvrez du péché ! Vous êtes le nouveau responsable du groupe de jeunes et à votre grande surprise, ce joli groupe de jeunes est parsemé de jeunes qui se disent chrétiens mais justifient certaines pratiques abominables. Votre couple va mieux, vous revenez à l’église et soudain, boum le péché monte à la surface ? dans votre propre cœur se révèle un péché que vous n’avez pas soupçonné ? Vous vous approchez de Dieu et vous avez rebâtit votre temple mais là dans votre propre cœur surgit des désirs mauvais ?!?! Que se passe-t’il ? Souvenez-vous que c’est le Seigneur qui vous a conduit là dans votre vie mais qu’il ouvre les placards pour enlever les squelettes. Il enlève les apparats et nous montre le cœur pécheur. Oui mon ami encore aujourd’hui partout autour de nous des chrétiens construisent l’église tout en s’alliant avec le péché. Certains sont capable de couler du béton durant le jour et passer la soirée à convoiter des femmes sur Facebook, regarder des téléséries de meurtres ! certains peuvent faire chanter comme les lévites et rentrer à la maison pour retrouver une alliance avec la médisance ! oui cher lecteur, l’alliance avec les femmes étrangères du livre d’Esdras est une image d’une réalité spirituelle : aimer Dieu mais justifier certains péché.

Alors quoi faire ? accuser ? attaquer ? condamner ? juger ? se plaindre et exposer ? non ! suivons l’exemple d’Esdras, allons nous placer devant Dieu en larmes le coeur brisé! versons des larmes d’amour pour eux et pour Dieu, surtout pour Dieu. Esdras a dit qu’il était peiné de ne pas voir ces gens pratiquer les commandements de Dieu. Jésus a dit que si nous l’aimons nous allons pratiquer ses commandements. Ayons ce cœur peiné en disant « Seigneur pardonne-les, ils ne savent pas que leur vie te peine ! ils ne voient pas ton cœur brisé. ils croient que c’est ok , que c’Est rien! ils pensent que nous sommes légalistes. ils prennent à la légère ce que tu demandes. ils ne comprennent pas que tes commandements ne sont pas des suggestions. Oh Dieu, tu veux voir des actions qui suivent les paroles mais sans ta grâce nous n’y arriverons pas. Notre cœur est méchant, le mien d’abord a besoin de ta grâce ! je te prie pardonne-nous ! »

Une grande foule se joint à Esdras. Laissez-moi vous rassurer que si vous soupirez, priez et versez des larmes pour la sainteté des cœurs, vous n’êtes pas seul !Dieu est avec vous et vous donnera Sa paix! une paix inexpliquable est réservé pour les coeurs brisés devant le péché banalisé. il y a partout autour de vous des chrétiens qui comme ceux qui se joint à Esdras, se joignent à vos prières secrètes et implorent Dieu pour qu’il change nos cœurs ! prenez courage, vous n’êtes pas seul. Il y a une grande foule autour des Esdras de cette génération !

Au secours j’ai péché

C’est aux chefs des prêtres que Judas confessa qu’il avait péché en livrant Jésus, un homme juste. (Matt 27 : 3- 5). Il fut pris de remords et alla se confesser.
Malheureusement, ce n’est ni la religion, ni ses dirigeants qui purent le libérer de son fardeau et le soulager. Certes, auprès de Jésus il aurait pu trouver amour, grâce, pardon et restauration. Pourtant, il décida de prendre lui-même les choses en main pour se soulager. Le péché sème un remord intérieur. Il cause une angoisse bien cachée au fond de l’âme. Combien d’entre nous essayons de soulager par nous-mêmes ou par d’autres ressources les effets du péché dans notre vie ? Il n’y a qu’un seul remède, c’est d’admettre, de confesser et d’appeler au secours notre Dieu afin qu’il nous pardonne et nous change. L’intention de Dieu lorsqu’il nous pardonne est non seulement de nous soulager mais surtout de nous transformer, voilà la puissance de son amour dans notre vie. Il nous faut faire une chose : nous abandonner à Lui et recevoir sa grâce. Rien ne peut nous séparer de son amour. C’est sa parole même qui le déclare ! Ce verset va vraiment dans les deux sens. Nous pouvons comprendre aussi que rien ne peut faire entrave à son amour. Malgré nos fautes, il nous chérit. Rien ne peut l’empêcher d’éprouver ces vifs sentiments pour nous. Aucun péché, erreur, circonstance ou situation si sombre soit-elle, ne justifie un plan de suicide.
Jésus est vivant, son sacrifice à la croix est toujours efficace et actuel plus que jamais. Voici ses promesses de pardon pour vous :
Si tu gardais le souvenir des fautes, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? Mais le pardon se trouve auprès de toi. Psaume 130 : 3-4
Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. Psaume 103 : 13-14
Qu’il retourne à L’Éternel qui aura compassion de lui, à notre Dieu qui pardonne abondamment. Ezéchiel 55 :7
Voici mon amertume elle-même s’est changée en paix. Toi-même as pris plaisir à retirer mon âme du gouffre du néant car tu as jeté derrière ton dos tous mes péchés. Esaïe 38 :17
Quelle compassion et quel amour immense. Il nous dit qu’il pardonne abondamment, ce qui signifie supérieur au nécessaire. La mesure de son pardon excède la mesure de notre péché. Il n’y a pas d’autre cœur sur Terre où trouver autant de miséricorde. Il est le seul qui peut changer votre amertume en paix. Quel Dieu et père fidèle nous avons. Qui serait prêt à prendre plaisir à laver et retirer toute souillure, saleté puante et nauséabonde à qui que ce soit ? Pourtant sa parole nous déclare qu’Il prend plaisir à faire ainsi, à se débarrasser non seulement de ce qui vous a détruit mais surtout ce qui l’a peiné et blessé Lui. C’est derrière son dos qu’il jette vos péchés, donc pourquoi regarder en arrière ? Faite comme Lui, regardez en avant. Prenez la main de celui qui tient l’univers dans sa main. Il est celui qui s’occupe de tout l’univers et pourtant Il est aussi celui qui a du temps pour être avec vous.
Lui seul peut vous libérer. Acceptez son pardon et le nouveau départ qu’Il y a en Lui et avec Lui. Aujourd’hui par la foi, que ce jour soit un tournant dans votre vie. Bon départ !

Sécher la terre du péché

Le vrai amour implique parfois une colère, une sainte jalousie. La jalousie est,  d’après le dictionnaire Robert : « un Sentiment douloureux que font naître, chez la personne qui l’éprouve, les exigences d’un amour inquiet, le désir de possession exclusive de la personne aimée, la crainte, le soupçon ou la certitude de son infidélité ».  De l’Hébreux, le mot jalousie se traduit aussi par passion et flamme.

Quand on aime profondément quelqu’un mais que cette personne ne nous aime plus, nous éprouvons alors ce sentiment douloureux qui nous pousse à agir. Hollywood a déjà beaucoup exploité ce concept en jetant à l’écran plusieurs films où l’aimant, trompé se venge et porte des gestes de destruction. Toutefois, la jalousie n’est pas en soit un sentiment négatif. Et si chez l’homme elle produit souvent la méchanceté, chez Dieu la jalousie se manifeste toujours par un désir de reconquérir l’être tant chérit. Tous les hommes de Dieu, ont été marqués dans leur âme, de ce vif désir de voir l’homme revenir vers son Créateur. Élie était jaloux de la flamme de jalousie de Dieu envers Israël. Le peuple était vautré dans le péché comme jamais, engourdit spirituellement, religieux et mélangeant le bien et le mal dans la maison de Dieu. Les prêtres couchaient avec des prophétesses sacrés avant de bruler de l’encens pour le Seigneur. Ils enseignaient aux familles de leur offrir leur vierge pour être bénis des Baal, puis dans la même journée continuaient leur service dans le Temple de Salomon. Les lévites avaient toutes sortes de passion sauf pour Dieu. Tout se mélangeait dans la maison de DIEU.

Élie n’en pouvait plus. Alors Jaques 5 :16 nous dit qu’il pria avec ferveur pour qu’il cesse de pleuvoir. C’est sa passion pour Dieu et son vif désir de voir les cœurs revenir au Seigneur qui le poussèrent avec ferveur et persévérance à prier une sécheresse. Comment eut-il cette idée de prier pour une sécheresse ? Une prière qu’on ne retrouve nulle part avant lui dans la Parole. Jésus nous enseigne dans Jean 14 que si nous demeurons en Lui, nous pouvons demander ce que nous voulons et cela nous sera accordé. Le psalmiste nous dit aussi que lorsque nous faisons de Dieu nos délices, il nous donne ce que notre cœur désire.

Élie a fait de Dieu ses délices. Il demeurait dans la présence de son Créateur. Alors qu’il grandit dans la présence de Dieu, ses désirs changèrent et se conformèrent de plus en plus à ceux de Son Maitre. Cette communion spirituelle le poussa vers l’extérieur. Son cœur et ses pensées devinrent sensibles et affectés par la situation du peuple de Dieu. Plus Élie se rapprochait de Dieu, plus il était sensible et perturbé par le péché qui  l’entourait. Les riches volaient les pauvres, les injustices jonchaient les rues et nul ne venait en aide à la veuve et l’orphelin. Il comprit que rien ne sert de taper sur les gens et de les sermonner. Il lui fallait prier. Dieu répond à la prière mais que demander ? L’idée lui vint de demander à Dieu d’envoyer une sécheresse. Il fallait que la terre du péché sèche !

Alors il pria, pria et pria avec une ferveur jusqu’alors inégalée. Jaques nous dit que c’est lui qui demanda à Dieu d’envoyer cette sécheresse. Ce n’est pas qu’alors qu’il priait, Dieu lui annonça qu’une sécheresse allait venir et que malgré lui, il alla annoncer la vision au roi. NON. Il n’alla pas se présenter devant Achab pour lui annoncer la nouvelle sur la Parole de Dieu comme si qu’alors qu’il jouissait d’une merveilleuse communion avec son Créateur, il reçut une prophétie de sécheresse. NON. Élie fut inspiré de prier la sécheresse jusqu’à ce qu’il reçoive dans son esprit la certitude que le combat de la prière était gagné et qu’il avait obtenu par la foi la réponse à ses supplications. Le Seigneur lui répondit et Elie reçut une telle conviction dans son cœur qu’il sut que Dieu lui avait parlé. Il en était si certain qu’il alla se présenter, poussé par l’Esprit, devant le roi et ce jour là son ministère devint public. C’est la première phrase qu’il prononça. Il annonça que le ciel ne donnerait plus de pluie jusqu’à ce que lui, Élie, annonce le retour de la pluie. Quelle déclaration !

Dieu accompagna sa foi et sa flamme. Quel risque. Nous ne savons rien d’Élie. Il était probablement un homme de la terre, un simple paysan qui en avait assez du péché. Ce simple homme devint très puissant dans la prière. A un tel point que la flamme de Dieu le poussa jusqu’à la cour du roi. Son buisson ardent l’avait embrasé. L’amour de Dieu, son vif désir de posséder le cœur de ses enfants s’était alors déversé dans son confident, cet homme de l’intimité avec Dieu. De nulle part, arrive un petit paysan dans la cour du roi. Il n’est pas le bienvenu ni invité. Il est envoyé : « Et Élie, le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad, dit à Achab: L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu’il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. » (1 Rois 17 :1). Quel courage ! Quelle foi ! Il sait dans son esprit qu’il prie dans la volonté de Dieu. Il a cette assurance qu’il est personnellement un agent influent dans l’accomplissement de la volonté de Dieu.

Entant qu’enfant de Dieu, vous avez accès au trône de la grâce. Je sais qu’il y a quelqu’un pour qui vous priez ou avez prié. Ses agissements, allés et retour dans le péché vous peinent gravement. Vous vous sentez complètement dépassé et peut-être avez-vous abandonné le combat ? Vous avez éprouvé une sainte jalousie pour voir cette personne revenir à Christ. Vous en étiez tellement affecté que refuser Dieu c’était comme vous refuser vous aussi. Vous étiez un avec Dieu dans votre amour pour cette âme. Rejeter Christ c’était vous rejeter vous aussi.  Revenez ! Maintenant et prier Dieu qu’il fasse sécher la terre du péché de cette personne. Vous avez toute autorité entant qu’enfant de Dieu.

Vous devez influencer les circonstances par le pouvoir d’une prière fervente, persévérante et pleine de foi en Celui qui est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Vous avez le pouvoir spirituel par vos supplications de faire complètement sécher la joie que cette personne éprouve à vivre sans Dieu ou engourdie dans sa spiritualité. Si la terre du péché ne sèche pas, il n’y aura pas de retour à Dieu. Le fils prodigue est passé par la porcherie. Dieu dit à Israël qu’il allait la conduire au désert afin de parler à son cœur, qu’il allait lui bloquer le chemin de ses amants. Il faut semer avec larmes pour récolter avec chants d’allégresses. Il faut prier que Dieu fasse sécher la terre du péché ! Alors que vous communiez de plus en plus avec votre Seigneur dans le lieu secret, Son Esprit va vous inspirer à demander des choses précises, demandez ! Croyez ! Saisissez ce que l’Esprit vous souffle à l’oreille. N’attendez pas une vision de Dieu, demandez !

Votre proximité dans Sa présence vous assure que Dieu est un avec vous. Le Seigneur attend des requêtes qui montent de notre cœur à nous.  Alors que nous prions pour les âmes, Son Esprit verse en nous la jalousie de Dieu, un vif désire de voir ces bien-aimés Lui appartenir pleinement. Demander une sécheresse est monté dans le cœur d’Élie. Dieu a dit oui. Un simple homme seul a grandement influencé son peuple à revenir à Dieu par sa prière. Homme de même nature que nous, que vous et moi. Nous pouvons prier comme Élie. Prions avec amour « Seigneur, sèche la terre du péché ! » le Seigneur le fera et cette personne tant aimé retrouvera la raison. Le fils prodigue entra en lui-même seulement quand la fête était finie. Comme Élie, vous êtes un agent influent. Un homme repoussa la pluie et eut raison des éléments de la nature ! Vous pouvez influencer les circonstances par votre prière remplie d’amour et de foi ! parfois l’amour va jusqu’à prier la sécheresse.

La deuxième coupe de communion

Christ éleva la coupe et dit « voici la coupe de la nouvelle alliance ». Les disciples en burent tous et furent bénits. Un peu plus tard, après les réjouissances de la pâque juive, les chants, les psaumes et les prières, Christ se leva et se dirigea vers le jardin de Gethsémani. Exemple suprême d’une marche dans la force du Père, Christ pouvait se réjouir même avec la croix devant. Il nous veut avec Lui dans cette vie de joie. Encore aujourd’hui il nous dit « buvez-en tous! » il nous veut dans Sa joie.
Quelques heures plus tard il invita ses trois confidents à rester avec Lui dans sa douleur. Son visage changea. Les traits de joie s’assombrirent et le sourire laissa la place aux larmes. Le cœur léger de louange se chargea du fardeau du Père. La foule ne pouvait voir cette scène. Les disciples durent rester derrière car ici seuls les amis sont invités. Tous étaient aimés mais ici seuls les intimes sont admis. Il pria pour Ses ennemis et bénit ceux qui le maudirent mais à cet instant il voulait ses confidents. Puis, luttant dans la prière, il tomba par terre et cria « Abba, Père, s’il est possible éloigne cette coupe de moi mais non pas ma volonté mais la tienne! » Il revint vers ses disciples et fut peiné de les voir assoupis. Christ avait à boire une deuxième coupe et désirait la présence de ses disciples à ce moment, pourtant il se retrouva seul.
Ils avaient aimés la première coupe de la chambre haute mais ne furent pas au rendez-vous pour la deuxième coupe. Il aurait voulut la partager avec eux, il était peiné qu’ils n’aient pas veillés pour partager son cœur et son lourd fardeau. Il leur fit de vives reproches tant il les voulait près de Lui pour le moment de cette coupe de douleur. Cependant il savait dans son cœur que bientôt tout allait changer. Il voyait déjà le Saint-Esprit venir les vivifier! Ils deviendraient comme Lui de plus en plus. Cet amour pour les âmes les envahiraient, couleraient dans leurs veines. Lui, aimant tant les perdus qu’il se refusa parfois à manger et à dormir pour chercher la brebis perdue. Rien ni personne ne peut le dévier de sa quête. Il se refusa même à mourir avant que le larron ne se repente!
Oh! Voyez-le souffrant, cloué à la croix. Les yeux remplis d’amour et de patiente envers celui qui le moque. Il sait que dans un instant ce brigand implorera sa grâce! Alors il attend, il ne peut pas mourir maintenant car il doit encore donner la vie! C’est presque simultanément que le bon et le méchant expireront. Le méchant montera au ciel car le Bon descend pour lui aux enfers! Ce cœur mystérieux, incompris, aimant ceux qui le percent, viendra bientôt envahir l’esprit des siens.
Une fois le Saint-Esprit descendu, tout a changé. Paul a dit « mon désire est de le connaitre Lui , ainsi que la communion de ses souffrances ». Il écrit aux Galates « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de Son Fils qui crie Abba Père! » le même Fils qui cria Abba Père est maintenant en nous et désire combattre pour le salut des âmes. Le même Fils désire boire la coupe de la communion des souffrances du Père face aux âmes perdues, face à une église meurtrie ou endormie. Une fois de plus, il désire crier « Abba, Père! » maintenant par le Saint-Esprit nous pouvons boire la deuxième coupe, celle du fardeau de Dieu pour les âmes perdues! Alléluia, merci Saint-Esprit d’être venu dans ma vie!
La première coupe est familiale, la deuxième est personnelle. La première se boit avec la famille de Dieu, la deuxième dans le secret de l’intimité de Son cœur. La première est pour tous Ses enfants, la deuxième pour Ses confidents. La première se boit dès la nouvelle naissance, la deuxième se boit dans la maturité. La première est une joie, la deuxième est remplie de douleur. La première agréable, la deuxième souffrante. La première est pour moi, la deuxième est pour ceux qui ne sont pas encore des nôtres. La coupe de Gethsémani est pour partager le cœur de Dieu, elle est la communion de Ses souffrances. Saint-Esprit, toi qui habite en moi, prend mon âme et mes pensées. Révèle-toi comme l’Esprit du Fils qui crie vers le Père à travers ma vie! J’entends le cœur de Dieu m’invitant à demeurer avec lui à Gethsémani pour que des âmes soient sauvées. C’est dans ce jardin que le combat se livra et se livre encore aujourd’hui!

Qu’est-ce que la deuxième coupe signifie?

Dès les prophètes, passant par les psaumes et se concrétisant dans l’Apocalypse, la coupe signifie le jugement de Dieu versé sur les nations. Un jugement si sévère qu’il est la seule chose qui fit hésiter Jésus. Il ne recula devant rien mais voulut que nous sachions que même Lui le Fils parfait a hésité, combattu corps, âme et esprit pour avoir la force de subir la colère du Père. Le jugement qui nous donne la paix est tombé sur Lui.
Mais quel jugement! Quelle impétuosité! Quelle fureur céleste fut déchainée sur Lui, le Fils parfait et bien-aimé? Nous ne pouvons que le voir, effrayé devant cette coupe mais nous ne pouvons pas imaginer ce qu’il a vu dans sa clairvoyance. Nous ne savons même pas de quoi nous parlons lorsque nous adressons le sujet si évité de la colère et du jugement de Dieu.
Mais Lui savait. Il tomba par terre, plaida pour ne pas la boire, Il fut triste à la mort! Sua du sang dans son indescriptible combat. Même un ange ne suffit pas pour le réconforter, car selon Marc, il continua à plaider.
Il a vu ce qui nous est encore caché, la fureur du jugement de Dieu. Il voyait le poids de cette coupe l’écraser, le presser et l’emporter dans la mort. Le Seigneur a voulut l’écraser par la souffrance (Ésaie 53) Devant ce malheur prêt à s’abattre sur lui, « il a offert à grands cris et dans les larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort» (Hébreux 5 :7)Pourtant il voulait que ses amis voient la scène car la coupe de douleur est ce jugement, ce courroux véhément, cet emportement de colère qui s’apprêtait à tomber sur Lui. Il nous fallait le voir fondre devant la coupe du jugement de Dieu pour que nous ayons un témoin de ce qui attend quiconque refuse l’amour du Père révélée dans Son Fils. Il but la coupe pour nous. Quiconque se cache en Lui ne subira pas ce jugement car Christ l’a déjà porté pour nous. Il nous a sauvés d’avance de la colère de Dieu.
Toutefois, le monde ayant refusé le salut de Christ subira à la fin des temps son jugement. Apocalypse nous montre que plusieurs coupes seront versées sur les nations. Mais Christ a but une coupe beaucoup plus amère que ce qui attend l’humanité dans l’apocalypse. La coupe de la séparation du Père. Lui, parfaitement unit à son Père fut déchiré, séparé et salit par nos péchés. Voilà ce qui ultimement le fit s’écrouler dans le jardin de Gethsémani.

Pourquoi devons-nous savoir ces choses?

1. Car une révélation de Son amour s’y cache pour celui qui cherche :

plus le jugement est sévère, plus notre cœur est dépassé par la révélation de Son amour pour nous. Il fallait vraiment nous aimer pour livrer son propre Fils à une telle fureur. Le Père nous a tant aimé qu’il n’a pas épargné Son Fils de ce jugement. Tout en Lui résistait à verser la coupe sur son propre Fils bien-aimé mais il regarda à nous et pressa le Fils. Christ demanda « s’il est possible, éloigne la coupe » mais le Père le pressa vers la croix. Le Fils plaida mais le Père refusa.
Oh, combien nous sommes précieux à Ses yeux, il livra Son Fils à ces tourments. Quel amour du Fils. Il plia sa volonté, sa chair mais aussi son esprit qui pour rien au monde ne fut prêt à être séparé du Père. Il se retourna peut-être vers ses disciples puis vers le Père et dit « non pas ma volonté, la tienne Père! Pour eux Père! Il regarda cette société mondaine et pria peut-être « Nous les aimons alors qu’ils ne nous aiment pas! Alors qu’ils se moquent de notre nom, qu’ils nient notre existence, qu’ils se roulent dans leur péché, j’irai alors que leur nature nous fait la guerre! » Oh quel amour le Père nous a montré, quel amour le Fils a mit en action! Il nous faut voir l’ampleur du jugement pour comprendre la grandeur de Son amour. Il nous faut élargir notre champ de vision à la vue de ce tsunami impétueux de la colère qui tombait alors sur Lui pour comprendre qu’il reçut par amour cette coupe de notre jugement. Plus grand que le jugement fut son amour pour nous.

2. Car une intercession s’attache à cette révélation :

nos proches qui résistent à Son amour ont cette épine Damoclès sur leur tête. Oh, entendons Son cœur qui nous dit « je suis triste de tes proches qui ne sont pas encore à moi. Je veux que tu reste ici et que tu boives cette coupe du fardeau des âmes. Je veux intercéder à travers toi. Si tu sème avec larmes tu récolteras avec chants d’allégresses! Mon Esprit veut intercéder à travers toi par des gémissements inexprimables! » Lui, mieux que quiconque sait à quel point il sera douloureux d’être rejeté de la si merveilleuse présence du Père. La seule chose au monde que Christ redoutait était ce moment de séparation de la présence de Son Père, ce bref et temporaire instant de rejet le rendit triste à la mort!
Nous n’avons aucune idée ce que sera le sentiment de ceux qui une fois entrée dans la gloire du Père, seront jetés dehors et grinceront des dents pendant l’éternité pour avoir gouté un instant à sa gloire puis être jetés dehors parce que sur terre, ils n’ont pas voulut croire en Lui. Jésus Lui savait. C’est tête baissé qu’il fonça au désert pour jeûner 40 jours! C’est dignement qu’il affronta Satan lui-même face à face. Mais devant la coupe de séparation du Père, il tomba par terre! Il ne pouvait concevoir une telle douleur. Pourtant cette même douleur attend ceux qui Le rejettent. Oh! Que Dieu nous ouvre l’esprit et que nous puissions aussi tomber en intercession maintenant pour toutes ces âmes qui nous entourent! Il n’a pas demandé à ses disciples de boire Sa coupe. Il voulait tout simplement qu’ils soient là.
Aujourd’hui, nous de même ne pouvons porter le poids de l’humanité, mais nous pouvons être là, près de notre Sauveur et le laisser prier au travers nous. Nous ne pouvons boire cette coupe au complet mais pouvons y mouiller nos lèvres pour nos proches. Nous ne savons pas ce que Jésus a vu ce soir là mais nous savons que si nos proches Le rejettent, la même coupe se déversera sur eux. Nous savons aussi que si ceux qui nous entourent, famille, proches et amis courbent le cœur plein de foi devant Christ, ils sont sauvés parce que Lui a but leur coupe. Il ne nous demande pas de refaire son travail. Il veut nous partager Son cœur. Oh! Que notre cœur puisse s’écrier comme Paul « Mon désir est de le connaitre Lui, ainsi que la communion de Ses souffrances! » Nous voulons être avec Lui, près de Lui, entendre Son cœur et le laisser aimer à travers nous.
Déchargeons-nous sur Lui de tous nos soucis mais laissons-le aussi charger nos cœurs de Son fardeau! Que cet évangile soit encore prêché aujourd’hui. Ce n’est plus l’heure de flatter la chair des chrétiens ni d’abattre sur eux le joug légaliste. C’est l’heure bientôt de la colère de Dieu sur tous ceux qui ont rejetés Son Fils. Toutes les générations ont eut des hommes et des femmes de Dieu qui se sont levés avec larmes pour avertir, aimer, plaider! Que Dieu puisse trouver une bouche qui ne cherche pas à plaire aux hommes mais à Dieu.

3. Une invitation s’attache à cette révélation :

aujourd’hui si vous entendez sa voix, je vous en supplie, n’endurcissez pas votre cœur de cette liberté que Dieu vous a donné. Ne troquez pas une si courte existence roulée dans les plaisirs du péché contre une éternité dans Sa Sainte Présence! Ne vous évadez pas dans la création, venez au Créateur. Ne vous étourdissez-pas dans les joies de ce monde, entrez dans la joie de Dieu! fuyez-le péché et la moquerie car la colère de Dieu se manifeste contre toute impiété. Le salaire du péché n’est-il pas la mort? Vous perdez tellement à garder ce petit plaisir. Vous gagnez tout à recevoir Son amour!

Le créateur décrit la liberté

« Nul ne peut servir deux maitres » Matthieu 6 :24

Liberté est le premier mot de la devise républicaine française. Liberté est le plus grand désir des peuples opprimés. Liberté est la racine du conflit tibétain qui fait présentement les manchettes, liberté est le soupire des adolescents. Liberté était le cri d’une génération mondiale en mai 68, mais 40 ans plus tard, plus de couples sont déchirés et la consommation de la cocaïne a explosé en France dans les dernières années. Après tous ces changements de fondations dans la société, les gens sont-ils plus libres ou plus liés ?

Qui peut donc venir à notre secours pour expliquer ce qu’est la liberté ?

Jésus, le Créateur est venu sur terre pour nous sauver de nos mauvaises définitions. Lui seul, le concepteur, l’inventeur de la nature humaine sait ce qu’est l’homme et quelle était son intention en le créant. il a dit « nul ne peut servir deux maitres ». Jésus a donc exclut ici la possibilité d’être maître. l’homme a été cré pour servir et non pour être le maître. La grande séduction des années 60 a été de croire que l’homme peut être libre. Jésus nous rappelle la vérité, l’homme a été créé pour être soit sous le gouvernement de Dieu soit sous le gouvernement de l’argent. Le « free spirit » n’existe pas dans le royaume de Dieu.

Selon le Seigneur, l’homme ne possède absolument rien dans ce monde, c’est justement cette grande séduction que Christ désire exposer. Abraham était très prospère tout en se considérant voyageur sur terre. Je sais que cela vous choque. Ce sera ici une décision capitale à prendre dans votre vie, croire ou douter de la Parole de Dieu telle qu’elle est présentée par notre Seigneur. La vérité est que L’homme est possédé par ce qu’il croit posséder. Par exemple, l’ado croit posséder un PS3 mais en fait il en est possédé. Dernièrement je mangeais avec un homme sur Paris qui me raconta comment Jésus le libéra des femmes. Il se croyait bien dans sa vie de libertin, ayant toutes les femmes qu’il désirait quand il voulait mais lorsqu’il a plié les genoux devant le trône de Dieu ce fut pour demander au Seigneur de le libérer de ses passions qui le dévoraient et le détruisaient. Comment Jésus l’a libéré ? En le remplissant de Son Esprit, donc en le possédant ! Certains croient diriger une société ou une entreprise alors que ce sont les soucis de ces mêmes activités qui les enchainent. Ce qui était au début attirant devient rapidement prenant. Comment l’homme peut être libre de ses passions possessives ? Jésus a dit « nul ne peut servir deux maitres ».

La clé est dans le secret de ce verset, nous sommes des serviteurs et non des maitres. Il nous revient donc de bien choisir qui sera notre maitre, point. Notre cœur ne possède rien, il est possédé par une passion. En étant possédé par Christ, le cœur se voit réservé toutes les promesses de Dieu. Dans une autre parabole, Jésus décrit le cœur de l’homme comme une maison et non comme un propriétaire. Un homme fort y habite (l’argent) puis un homme plus fort vient le chasser pour prendre sa place (Christ). C’est ce qui s’est passé le jour où nous avons invités Christ. Nous sommes sa possession et non l’inverse, nous sommes ses serviteurs et non son maitre, nous sommes sa propriété et non le propriétaire.

Quelle paix que de savoir qu’il est le Maitre. Quelle joie de savoir qu’il se porte garant s’il est le gérant.

Existe-il un plus doux sentiment que celui d’avoir la certitude d’appartenir à Dieu ? Rien n’est plus beau que cette paix grandissante aux pieds du trône de la gloire. Cette voix qui grandit en nous alors que nous persévérons dans Sa présence. Ce son subtil que seule l’âme arrêtée peut percevoir, ce Saint-Esprit qui encre plus profondément ce sentiment d’appartenance… ha quelle joie en découle !

Cher lecteur, comprenons aujourd’hui que nous ne possédons rien. Et il en bien ainsi. Son Esprit gère mieux nos vies, nos sentiments, nos familles et notre service dans sa maison. Aucun pasteur ne possède une église, aucun chanteur ne possède ses chants inspirés, aucun auteur ne possède ses écrits, aucun patron ne possède son entreprise, aucun employé ne possède son travail, aucun propriétaire ne possède sa maison, c’est un leurre de ce monde. Dans les paroles de Jésus, l’homme est un serviteur, un esclave et non un maitre.

Le Maitre c’est l’argent ou Dieu.

Saint-Esprit vient nous sonder, chercher nos cœurs pour notre bien, fais entrer notre pensée dans ta vérité. Que ton amour attire nos cœurs à tout placer sous ta seigneurie. Tu veux nous sauver du désir de posséder. Alors que beaucoup cherchent à posséder, nous cherchons à être possédés par ton amour et ta sagesse. Ce monde croit être rassuré en acquérant plus, nous savons qu’alors que tu nous acquiers plus, nous sommes plus rassurés. Nous ne voulons pas tenir nos vies mais bien plutôt être tenus dans ta main. Tu nous enseigne que nous avons été créés pour être possédés et non pour posséder. Tu veux nous faire entrer dans la joie d’être la propriété de Dieu. La paix dans la prière se trouve dans le dépôt de nos vies et non dans l’espoir que Dieu bénisse nos projets. Si nos vies Lui sont abandonnées, alors nous savons qu’il répondra Dieu seul est un bon propriétaire.

Une fois nos vies abandonnées, toutes les promesses de Dieu s’ouvrent à nous. C’est suite à ce verset que Jésus déclare « c’est pourquoi je vous dis ne vous inquiétez de rien ». il y a ici une condition à la paix. Si le Seigneur est mon propriétaire, je n’ai plus à m’inquiéter ! il est certain que nous avons des talents, mais Dieu doit en être entièrement le seul et unique propriétaire! C’est lorsque nous déposons nos vies comme des outils dans la main du Maître que nous pouvons découvrir ce qu’il sait faire avec nos talents. sans l’abandon des intérêts perso, le coeur peut vite convoiter le fait d’être grand pour Dieu. Notre vraie grandeur est mesuré par le niveau de notre abandon. ça vaut le coup de relire Matthieu 6 à la lumière de cette vérité ! A celui qui ne vit que pour les intérêts de Son Maitre céleste s’ouvre un trésor de promesses et de paix en ce qui concerne les besoins terrestres!