Dieu est Notre Père

 Tous les regards étaient tournés vers Jésus-Christ. Jamais personne n’avait fait ce qu’il avait fait. Si on se transporte deux mille ans en arrière, pour ces hommes et ces femmes qui l’observaient, c’était réellement bouleversant. C’était du jamais vu. Car aucun prophète dans l’histoire d’Israël n’avait guéri tant de malades. Pour ceux qui connaissent les Evangiles, c’est une histoire classique de la Parole de Dieu. Nous sommes à Capernaüm, dans le nord d’Israël, où la Bible précise que les gens accouraient de partout. Ils venaient de ce qu’on appelle aujourd’hui la Turquie et la Jordanie, de Tyr et de Sidon ; certains marchaient des jours entiers et des kilomètres avec des civières parce qu’ils avaient entendu parler de ce prophète qui guérissait les foules en Israël. Et il est écrit que TOUS les malades qu’on amenait à Jésus étaient guéris.

Jamais aucun homme de Dieu n’avait fait ça. Ni Moïse, ni Elie, ni même les plus grands prophètes ; jamais personne n’avait touché autant de vies, autant de corps, autant de malades, et opéré tant de guérisons. Des foules l’entouraient, le pressaient, et la Bible ajoute que les gens le suivaient ! Ils quittaient leur travail, abandonnaient leurs champs, dormaient à la belle étoile, pour pouvoir suivre Jésus le lendemain, et savoir ce qu’il allait dire, où il allait aller, ce qu’il allait faire et comment il allait guérir… Les yeux de tous étaient rivés sur lui. Ils se demandaient : « Mais qui est cet homme ? Que se passe-t-il en Israël ? » Quatre cents ans venaient de s’écouler dans le silence de Dieu, sans qu’aucun prophète ne donne une seule Parole de Dieu, sans aucun miracle et sans que rien de surnaturel ne se passe. Et tout à coup, c’était un déluge de miracles, un flot de puissance divine qui déboulait à travers Jésus. Et tous semblaient suspendus à ses lèvres.

Jésus avait enfin gagné toute leur attention ! Il est très probable que Dieu aie porté ce gros coup miraculeux dans le but d’attirer à lui ses enfants, son peuple. Et quand Jésus estima qu’il avait atteint cet objectif, la Bible le dit, et les historiens le croient, il les a amené au nord de Capernaüm, à la sortie de la ville où se dresse une colline très connue aujourd’hui, la colline des Béatitudes. Jésus s’est assis là, et s’est mis à enseigner la foule. C’était un rendez-vous tellement désiré et attendu, chéri d’éternité en éternité de la part de Dieu ! Lui, le Créateur ; lui, Emmanuel qui veut dire : « Dieu avec nous » ! Le Fils de Dieu vivait enfin un cœur à cœur, un vrai face à face avec son peuple. Ce grand classique des béatitudes appelé « sermon sur la montagne », que l’on trouve dans l’Evangile de Matthieu à partir du chapitre 5, est très connu. C’est là que Jésus a dit : « Vous êtes le sel de la terre, et la lumière du monde ». C’est là qu’il les a enseignés longuement à propos de relations les uns avec les autres, de générosité financière, de prière, de justice, et de toutes sortes de sujets…

J’aimerais savoir combien d’entre eux ce soir-là, après l’avoir écouté, ont remarqué que dans tout ce que Jésus disait, il employait un mot nouveau pour décrire Dieu dans le ciel. Une notion tout à fait inconnue : pour la première fois, Jésus décrivait Dieu COMME ETANT UN PERE. Lisez Matthieu 5, 6, 7 et 8. Vous le remarquerez, presque à chaque parabole, à chaque enseignement, à chaque conseil, Jésus dit : « Votre Père qui est dans le ciel… » ; « Mais quand tu pries ton Père… ». Il parle de son Père et de notre Père. Et voici ce dont je suis convaincu aujourd’hui : Jésus a engagé un tournant historique dans la vie de ses enfants en présentant Dieu comme étant NOTRE PERE. Et cela conduit à deux vérités fondamentales : premièrement, Dieu s’est positionné comme un Père pour nous, et deuxièmement, Dieu veut nous positionner comme étant ses enfants.

Dieu s’est positionné comme un Père pour nous.
C’est un fait absolument vérifiable, jamais personne en Israël n’a présenté Dieu comme un Père AVANT JESUS-CHRIST. On compte plus de vingt-trois mille versets qui constituent l’Ancien Testament, et sur ce total, seulement quinze d’entre eux font mention de Dieu comme étant un Père. Et ces quinze versets ne présentent pas un Père au sens où Jésus va l’entendre, mais plutôt comme le Père qui enfante la lumière, le Père du cosmos, de l’univers, le Père de l’humanité. Jamais, dans l’esprit des enfants d’Israël, il n’a été auparavant concevable de regarder Dieu comme un véritable Père ! A la synagogue, on n’enseignait pas à considérer Dieu comme étant un Père, car dans l’Ancien Testament, moins de 0,01% de l’enseignement décrit Dieu comme un Père proche et qui nous aime. Autant dire que ce concept était quasiment absent de leur perception de Dieu.

Et si on prend la culture juive et de tout ce pourtour méditerranéen de l’époque, il y a deux mille ans, le père était quelqu’un de peu présent dans la maison. C’était la mère qui soignait les enfants, les éduquait et les nourrissait. Le père était toujours regardé comme un lion un peu distant, qui mettait le pain sur la table, qui apprenait un métier à l’enfant et l’enseignait dans la Torah, certes, mais qui gardait ses distances. Cette notion du père présent, qui se tient dans le secret, qui voit dans le secret, qui se soucie, qui entend, qui aime et qui est proche : avant Jésus-Christ, ça n’existait pas. Ça n’avait jamais été amené. Et Jésus apporte ce nouvel enseignement. Il nous présente Dieu comme un Père qui se tient là, tout près. Tout au long des quatre Evangiles, le Fils de Dieu révèle notre Père, non comme une simple autorité familiale, mais comme un Dieu qui s’intéresse à nous.

La première personne qui a prêché dans le Nouveau Testament, c’est Jean-Baptiste. Et son message était « Repentez-vous ». Par la suite, Jean-Baptiste s’est arrêté de prêcher et Jésus a continué de prêcher « Repentez-vous ». Pour la majorité d’entre nous aujourd’hui, si on demande : « D’après vous, qu’est-ce que signifie « Repens-toi » », nous répondons : « Se repentir, ça veut dire : arrêter de faire des trucs mauvais », n’est-ce pas ? Ça veut dire arrêter de fumer, de dire des gros mots, de boire, de sortir en boîte de nuit, de voler, de tricher, d’être adultère… C’est ça, se repentir ! Mais en réalité, le mot repentir que Jean-Baptiste et Jésus ont utilisé, ce n’est pas ça. Littéralement, il signifie « penser différemment ». Quand Jean-Baptiste a circulé partout en Israël et que les foules venaient vers lui au désert de Judée, lorsqu’il leur prêchait « Repentez-vous », ce que les gens comprenaient en araméen, ce n’est pas exactement ce que nous comprenons en français aujourd’hui. En fait, il leur disait : « Il faut que vous pensiez différemment. PENSEZ DIFFEREMMENT ! »

Puis, Jésus a pris le relai : « Oui, pensez différemment, car, autour du temple, autour du sacrifice, autour des rituels, vous vous êtes construit un système religieux qui n’est pas bon ! Vous vous êtes bâti une conception de Dieu qui est incorrecte. Il faut que vous pensiez différemment ». Il aurait pu se limiter à annoncer : « Pensez différemment », puis à les laisser se débrouiller pour trouver comment penser correctement ! Mais le Seigneur Jésus est tellement bon qu’après avoir prêché dans ses débuts : « Pensez différemment », il a tout de suite commencé à démontrer comment on doit penser.

Et réellement, je me demande combien d’hommes et de femmes sont rentrés chez eux ce soir-là en attendant que Jésus revienne le lendemain et fasse de nouveau des choses extraordinaires, combien de voyageurs, en calant leur tête sous la voûte étoilée, se sont tournés vers leur femme et ont dit : « As-tu remarqué ? Il ne cesse de décrire Dieu dans le ciel COMME UN PERE ! Un Père : on n’a jamais entendu ça ! On ne voit pas ça dans nos cultures. On ne voit ça ni dans nos religions, ni dans nos croyances. » Et j’ajouterai qu’aucune religion dans le monde entier, aucune croyance ne présente Dieu comme un Père si proche, si bon, si attentionné, comme Jésus l’a fait ! Jamais aucune religion n’a fait ça.

Alors que l’Ancien Testament cite seulement quinze fois un Père créateur très distant, Jésus, lui, pour parler de Dieu, va mentionner cinquante fois l’expression « Père ; notre Père ; votre Père ; mon Père » dans un seul Evangile. Et sur les quatre Evangiles, Jésus affirmera plus de cent cinquante fois que Dieu est un Père. Voici qui mérite toute notre attention aujourd’hui, parce que le Saint Esprit peut amener nos mentalités à changer au cours de ce message. Vous savez, une chose devient importante pour soi quand on réalise A QUEL POINT ELLE COMPTE PREMIEREMENT POUR DIEU. On se dit : « Si c’est si important pour Dieu, c’est que ça doit l’être vraiment, donc j’aimerais que ça compte aussi pour moi». C’était si capital pour Dieu dans le ciel, d’être vu comme un Père, qu’il a envoyé son Fils Jésus sur la terre, qui a commencé à enseigner. Et dans toutes ses paroles, ce qui est remarquable, même dans ses échanges les plus intimes avec ses disciples, parfois tard le soir autour d’un feu, c’est qu’il y était toujours question de « mon Père » et de « votre Père ».

Dieu veut changer nos mentalités sur ce sujet. Parce que si tu changes de mentalité, tu vas changer ta façon de voir, de réfléchir, de comprendre, tu vas changer ta façon de parler, de donner, de marcher, et j’ajouterai même que la direction que tu prends va changer. Souvent, on prie le Seigneur : « Change mon cœur ! » Mais Dieu sait que pour changer ton cœur, il faut qu’il touche ta mentalité. C’est pour ça que Jésus a prêché : « Repentez-vous ». Autant dire : « Changez votre façon de penser ». Mais il ne le fait pas SANS OFFRIR UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER. Parfois, dans la vie, on aimerait que les gens lâchent prise sur quelque chose. Mais la seule manière de lâcher prise sur une chose ou une mentalité mauvaise, c’est de saisir la nouvelle que Dieu nous offre. Et pour ôter la vieille et mauvaise mentalité, il te faudra saturer ta mentalité de celle que Dieu veut amener dans ta vie.

Jésus voyait bien le malaise des hommes, qui se sentaient coupables et distants vis-à-vis de Dieu, qui pensaient qu’ils devaient mériter sa faveur et qui, dans cette optique, mesuraient leur justice, leurs œuvres, leurs prières et leur sainteté… Et Jésus, qui connaissait la pensée de Dieu, en constatant tous ces manques dans leurs vies, se disait : « La seule manière de les amener à changer, c’est de leur offrir une nouvelle mentalité ». Il a donc œuvré sur trois plans. Le premier, c’est la vérité. Dans l’Evangile de Jean (8/32), Jésus dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». Parfois on aimerait être libérés de pleins de trucs et pour ça on est prêt à se donner beaucoup de mal, mais quand la vérité vient dans ton cœur, TU ES LIBRE. Tu prends conscience de la vérité, et c’est elle qui te libère ! Et quand Dieu ouvre ainsi tes yeux, tu t’exclames : « Ah, mais je croyais en un truc bidon ! Je m’accrochais à une mentalité complètement mensongère. Je m’agrippais à des peurs, à des « si » de toutes sortes, alors que c’était faux !… » Et tu t’inclines vers cette vérité. Ça, c’est la première chose : DIEU APPORTE LA VERITE DANS TA VIE.

Mais il sait que changer nos comportements, ça prend du temps. Alors deuxièmement, Dieu vient avec ténacité. Jésus n’a pas enseigné que Dieu est un Père une seule fois pour toutes. Il l’a répété cent cinquante fois pendant trois ans et demi SANS SE RELACHER. Il leur parle constamment du Père : « Quand tu fais l’aumône, ne te donne pas en spectacle : ton Père Céleste voit. Et à propos de prière, il dit : « …et ton Père qui est dans le secret, lui qui voit dans le secret… » Il ne lâche pas. Il est tenace : « Quand vous priez, dites : Notre Père… ». Il insiste. Et j’ajouterais que si vous voulez lutter contre la ténacité de Dieu, vous allez vous épuiser, parce qu’il est par définition la source de toute énergie ! Et s’il désire te conduire dans une nouvelle mentalité, et si tu l’aimes, il ne te lâchera pas. Si tu tombes, il te relèvera par la main ; si tu doutes, il te ramènera dans la vérité ; si tu es déçu de toi-même, il te rendra l’espoir ; et si tu as été déçu par les autres, il ne t’abandonnera jamais ! Jour après jour, Dieu ne lâche pas !  Même si tu as suffisamment vécu pour dire : « Voyons, Pasteur Christian, à mon âge on ne peut plus changer de mentalité ! » Mais ça, ce n’est pas ce que j’ai lu dans la Bible. Avez-vous trouvé dans les Ecritures, un passage où Dieu dit : « Ah, lui, il est trop vieux, je ne peux pas le changer » ? Ou au contraire : « Oh, elle, elle est trop jeune, elle est trop rebelle » ? Non ! Dieu n’arrêtera pas. Que tu aies 89 ans et qu’il te reste six mois à vivre, JUSQU’A TON DERNIER SOUFFLE, Dieu essaiera de changer ta mentalité. Parce qu’il nous aime inlassablement.

Il vient avec vérité, avec ténacité, et troisièmement, il vient avec proximité. En marchant avec Jésus, les disciples ont appris à voir Dieu différemment. Peu à peu la vérité a pénétré leurs cœurs. A force d’entendre constamment Jésus parler du Père, les disciples se sont approprié son langage. Vous connaissez le dicton : « Qui  se ressemble, s’assemble » ? Avez-vous déjà remarqué les personnes qui se fréquentent souvent ? Elles adoptent la même façon de parler, les mêmes expressions et la même gestuelle. Quand j’étais adolescent, le pasteur de mon église avait observé que je me comportais tout comme mon père. Il s’étonnait : « Mais c’est incroyable, tellement c’est vrai : tel père, tel fils ! ». Et il m’arrive encore de me surprendre chez moi, en train de faire exactement comme mon père fait ! Parce qu’on ne peut pas passer toute sa vie avec son père sans lui ressembler un peu. C’est obligé. Tu peux tirailler de tous bords, de tous côtés, et crier : « Je veux mon identité, je veux mon identité ! » Tu vas quand même ressembler à ton père.

Mais si tu es avec Jésus, tu vas devenir comme Jésus. Au cours de leur dernier entretien, Philippe s’est tourné vers Jésus, et s’est loupé. Il a posé une question évidente. Il a demandé : « Montre-nous le Père ! » et Jésus a répondu : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m’as pas encore reconnu, Philippe ! » Donc, il s’est trompé dans sa question. Mais Dieu est si bon ! Ce qu’il a retenu, lui, c’est que PHILIPPE A DEMANDE A VOIR LE PERE ! Voir Dieu comme un Père ne venait pas de la mentalité juive. Mais trois ans et demi passé avec Jésus, ont changé la mentalité de Philippe. Prenez Paul, qui à l’origine était un religieux de la secte des pharisiens : on ne considérait pas Dieu comme un Père chez les pharisiens. On le regardait comme un Dieu de justice. Il fallait pratiquer des centaines de lois juives et accomplir des tas de rituels… Mais Paul, qui fut le plus pharisien des pharisiens, à force de marcher avec Jésus, dira (Romains 8/15) : « Nous n’avons pas reçu un esprit qui nous ramène à la peur, mais un esprit d’adoption, par lequel nous crions : « Abba Père ! », c’est-à-dire « cher Père ! », qui équivaut aujourd’hui à « Papa ». Aux Galates, il écrira aussi (Galates 45/6) : « Vous pouvez dire « abba Père, cher Père, papa »». Il enseigna aussi aux premiers chrétiens : « Vous êtes des fils de Dieu, des enfants de Dieu ». Petit à petit, un jour à la fois, en cheminant avec Jésus, Paul a appris. Avec cette vérité, cette ténacité et cette proximité dont le Seigneur a le secret, il a eu raison de lui : il l’a amené à considérer Dieu comme son Père. Et c’est ainsi qu’il veut agir dans nos cœurs aujourd’hui : IL SE POSITIONNE COMME UN PERE POUR NOUS.

Ce que je vais avancer ici risque de vous paraître simpliste, mais en réalité, c’est très profond. Voyez-vous, aujourd’hui le problème de la majorité des chrétiens -dont je fais partie-, c’est que nous voyons Dieu comme Dieu ! « AH, BON ? FAUT PAS VOIR DIEU COMME DIEU ? » Je m’explique : Dieu est Dieu. Mais le mot « Dieu » peut se définir de toutes sortes de façons. Chacun peut le définir comme il l’entend. Faites le tour du monde, allez en Chine, en Arabie, en Afrique et sur le continent américain : l’homme a développé toutes sortes de croyances et de définitions de « qui est Dieu », de « comment il est », et de « comment il faut lui plaire ». Parce que le mot « Dieu » est trop abstrait. Les juifs avaient eux aussi développé une pensée de Dieu si abstraite, que Dieu a dit : « J’enverrai mon Fils ». Et Jésus est venu enseigner : « Dieu est notre Père ».

Maintenant remarquez ceci : dans l’Ancien Testament, à maintes et maintes reprises, Dieu est appelé l’Eternel. Certaines traductions de la Bible le présentent comme le Seigneur : un Dieu grand, un Dieu redoutable et puissant, qui porte le nom de l’Eternel des Armées… C’est vrai, on trouve dans la Bible toutes sortes de noms qui contribuent à définir Dieu. Mais à partir du Nouveau Testament, lorsque Jésus arrive, il apporte une précision extraordinaire sur le nom de Dieu. Il n’est plus question de se représenter l’Eternel, le Seigneur, comme un Dieu purement distant, IL VEUT QU’ON VOIE DIEU COMME UN PERE, comme NOTRE Père. Il sait que si ça peut entrer dans ton cœur et changer ta vie, tu ne le regarderas plus jamais comme un patron ou comme un commandant, mais tu vas commencer à te le représenter comme ton Père, même si ton propre père s’est mal comporté envers toi.

Car certaines personnes ont une image tellement faussée de Dieu, à cause de l’absence d’un père terrestre à la maison, ou à cause d’un père présent mais blessant… Parfois si on vous dit : « Dieu est votre Père », ça ravive une plaie encore toute béante. « Un Père, un Père… mais Pasteur Christian, si tu savais quel genre de père j’ai eu ! » Dieu veut souffler sur tout ça. C’est lui, et non ton père terrestre, qui va définir qui est Dieu pour toi. Ce n’est pas ton passé. Quand le Saint Esprit entre dans ta vie, la Bible le dit, C’EST UN ESPRIT D’ADOPTION QUI HABITE EN TOI, qui t’enseigne que tu es un enfant de Dieu. Ce qui veut dire que jour après jour il va t’apprendre intimement à quel point il est un Père pour toi ; il va te montrer tout ce qu’un vrai Père Céleste veut et peut faire pour toi ! Ça, ça va changer ta vie. Et c’est si important pour Dieu !

Admirez ce Père que Jésus nous présente ! Matthieu 5/48 : un Père qui aime les méchants. Matthieu 6/1 : un Père qui récompense la justice faite en secret. Jésus, dans le sermon sur la montagne, va souvent présenter Dieu comme un Père qui apprécie ce qui est accompli discrètement. Il dit : « Quand tu aides un pauvre, ne cherche pas à présenter tes billets devant tout le monde ; fais-le en secret, car Dieu qui voit dans le secret, va te le rendre » Il dit aussi : « Quand tu pries, va dans ta chambre la plus retirée, et ton Père qui est dans le secret te le rendra » Les gens qui l’écoutaient avaient tellement cette mentalité d’un père distant, d’un père peu présent, qui part travailler… Mais Jésus décrit un Père qui lui, N’EST PAS PARTI TRAVAILLER. Car Dieu ne travaille plus : il règne ! Et il a tout son temps pour toi. L’épitre aux Hébreux affirme que Dieu a tout créé en six jours et que le septième jour, il s’est reposé de ses œuvres. Il n’est pas du tout à la retraite, mais il ne travaille plus. Aujourd’hui, il a tout accompli : il s’est 100% libéré pour toi ! …Pour s’intéresser à toi, pour t’écouter, pour t’accompagner, pour te pardonner, pour te changer, pour te fortifier ! Un Dieu qui se tient DANS LE SECRET, et qui sait ce dont nous avons besoin AVANT QUE NOUS LE LUI DEMANDIONS.

Ce Père si attentionné voit son fils évoluer dans sa vie. Il le voit partir au travail. Arrivé au bureau, le patron lui dit : « Ecoute, on va couper des postes, et il y a ci et il y a ça… » Le soir, il rentre à la maison, et fait les comptes avec sa femme. Il n’a encore rien demandé à Dieu, mais le Seigneur ne l’a pas quitté tout au long de la journée. Il s’intéressait à lui à chaque instant. Il voit aussi ce jeune homme, dans ses études : Dieu se dit : « Ah, ce soir, il va venir vers moi, parce que je l’ai vu vivre sa journée minute par minute, et je sais déjà ce qu’il va me demander ! » Quand Jésus affirme : « Votre Père sait ce que vous allez demander avant que vous lui en parliez », en fait ce qu’il essaie de nous faire comprendre, c’est qu’IL EST SI PROCHE DE NOUS ! Il est tellement avec toi à tout moment ; il s’intéresse tant à ta vie ! Il a tellement suivi tes faits et gestes. Il sait que tu as une requête à lui faire. Et de toute façon, il faut que tu la lui fasses, car Dieu ne donne rien à moins que nous le lui demandions. Il désire ardemment que tu lui en parles, mais lui, il est déjà prêt !

Il est comme ça, le Père que Jésus nous présente. Matthieu 6/9 : Un Père qui est au-dessus de toute autorité. Matthieu 6/14 : un Père qui pardonne. Matthieu 6/26 : un Père qui prend le temps pour les petits oiseaux. N’est-ce pas incroyable ? Jésus dit : « Vous, vous vous inquiétez. Toi, Christian, tu t’inquiètes pour toutes sortes de trucs. Et ton Père céleste prend le temps de nourrir les oiseaux ». Il ajoute : « Il n’y en a aucun qui tombe, sans que le Père le permette ». Et là, il se tourne vers ses enfants, et demande : « Ne valez-vous pas beaucoup plus que beaucoup d’oiseaux… ? » Jésus nous présente un Père qui n’oublie pas même de revêtir les lys des champs (Matthieu 6/28-29), un Père qui connaît tous nos besoins (Matthieu 6/32), un Père QUI DONNE DE BONNES CHOSES A SES ENFANTS…

Et là, Jésus pousse la comparaison (Matthieu 7/11) : « Vous qui êtes de si mauvais pères, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. Lequel d’entre vous, si votre fils vous demande un pain, va lui donner une pierre ? Ou s’il vous demande un œuf, va lui donner un scorpion ? Ou un serpent ? » Ce texte est important et très profond, parce qu’il y a des moments dans ta vie où le serpent parvient à se faufiler, où un scorpion pointe dans tes pensées. Mais le Seigneur veut que tu saches que ce n’est pas lui qui les envoie. Et tu n’es pas obligé de les accepter, parce que tu es son enfant. Ce sont des pensées comparables à du venin, elles agissent comme la morsure d’un serpent ou la piqûre d’un scorpion qui vous lance. Mais Jésus nous avise : « MOI, JE NE DONNE PAS DE SCORPIONS ; MOI, JE NE DONNE PAS DE SERPENTS, alors n’acceptez pas ces choses-là ! » Vous qui luttez contre la culpabilité ou contre des choses dans votre vie, vous pensez peut-être que c’est Dieu qui pointe en appuyant sur un élément de votre passé. Mais Dieu certifie dans ce texte : « CE N’EST PAS MOI QUI ENVOIE CES CHOSES-LA ; REFUSEZ-LES ». La Bible dit que toute bonne chose, excellente, vient de notre Père des lumières(Jacques 1/17). « Moi, dit Dieu, JE SUIS UN BON PERE ».

Je parlais avec une sœur cette semaine : « Pasteur Christian, ma fille va se marier cet été… » Elle m’a raconté un témoignage si simple et si beau : « Quand elle est née, j’ai commencé à prier chaque jour pour elle. Pour ses études, son métier, et pour tout son avenir. Pendant vingt-quatre ans, parmi les choses que j’ai demandées, il y en a une pour laquelle j’ai prié précisément. J’ai prié pour l’homme que Dieu lui donnerait pour mari. Tous les jours pendant vingt-quatre ans, j’ai prié pour mon bébé, puis pour ma petite fille, pour ma grande fille, puis pour mon adolescente. Devenue jeune femme, un jour elle a ramené un « mec » dans la salle de séjour… Et quand je l’ai vu, je l’aurai bien mis dehors ! Mais il s’est assis et nous avons fait sa connaissance. Il nous a raconté comment Dieu l’a conduit vers lui. Nous avons découvert les périples qu’il a traversés, et toutes les souffrances et les épreuves qu’il a endurées, les défis, même ; puis comment il est venu à Dieu, et comment aujourd’hui il s’implique dans l’église, avec tant d’énergie pour servir. Alors que j’écoutais son récit, le Saint Esprit, tout à coup, m’a parlé intérieurement : « Chaque matin, quand tu priais pour celui qui épouserait ta fille, C’ETAIT POUR LUI QUE TU PRIAIS ». Avec simplicité, pendant toutes ces années, elle demandait : « Mon Père qui est au ciel, que ton règne vienne dans ce jeune homme que je ne connais pas encore. Que ta volonté soit faite dans sa vie, parce qu’un jour il fera partie de ma vie. Et si ta volonté se réalise dans la sienne, ce sera une bénédiction pour la mienne ». Et le Seigneur a commencé à bénir ce garçon. Cette histoire illustre une réalité au retentissement extraordinaire : Dieu est ton Père. Il sait ce dont tu as besoin.

Dieu veut nous positionner comme étant ses enfants.
Dieu s’est défini comme un Père. Il ne changera pas de position : la Bible dit qu’il est immuable, il ne bouge plus. Dieu EST notre Père céleste. MAIS NOUS ON BOUGE ! Et on oscille, et on vacille… Dans Matthieu 18/1, Jésus prit un petit enfant et l’assit sur lui. L’enfant est resté là longtemps, parce qu’en lisant Matthieu 18 et 19 on voit que l’enfant est toujours là. Et Jésus le prend en exemple dans Matthieu 18/3 : « Si vous ne devenez pas comme ce petit enfant… » Je sais que c’est dur à entendre ce que je vous annonce là, mais c’est Jésus qui le dit : « Si tu ne deviens pas comme un petit enfant, tu ne peux même pas rentrer dans le royaume des cieux. Tu ne peux même pas commencer avec moi ». Maintenant, étudions le mot grec qui est employé pour « petit enfant ». C’est très fort comme idée. En grec, c’est presque un bébé. Ce n’est pas un nourrisson, mais c’est un tout petit enfant qui commence juste à marcher et à parler, qui s’éveille à la vie. Alors, selon vous, qu’est-ce que Jésus attend de nous d’après ce texte ? Il dit : « Je ne te demande pas d’être un homme, je ne te demande pas d’être un adolescent, je ne te demande même pas d’être un enfant, JE TE DEMANDE D’ETRE COMME UN PETIT ENFANT ».

Comprenez-vous pourquoi c’est dur ? Parce que ça vient contrarier tout le flot du courant de l’humanité ! L’homme naturel ne veut pas devenir un bébé ! L’homme veut devenir un HOMME ! Tu veux prêcher le pire message de ta vie à des adolescents ? Demande-leur de redevenir des bébés ! Parce qu’eux, ils veulent devenir des hommes, des vrais. Un jeune homme se projette en père de famille. Il veut être capable de pourvoir. « Je veux être un homme ! » Et pour certains c’est même : « Je veux devenir un grand homme ! » Et Jésus d’affirmer : « BEN NON, C’EST LE CONTRAIRE. Si tu veux vivre des choses avec Dieu, il va falloir que tu redeviennes comme un petit enfant ».

Et Paul l’est devenu ! Et Jésus lui-même n’a pas demandé une chose qu’il n’a pas déjà faite. Rappelez-vous, au jardin de Gethsémané, Jésus s’est positionné comme un petit enfant, quand il disait : « Abba Père, s’il était possible que cette coupe s’éloigne de moi, mais non pas ma volonté, TA VOLONTE ». Ne pensez pas que le mot « abba » signifiait quelque chose de léger, comme s’il disait « Hé, p’a ! Hé daddy ! » Non. « Abba » ou « Cher Père », peut se traduire par « Papa », sauf que c’était un mot souvent exclu de la vie publique. Devant tous, on disait « père ». Un enfant au marché n’aurait jamais été autorisé à s’adresser à son père en l’appelant « papa » devant tout le monde. Mais dans l’intimité, dans le secret de la maison, on pouvait dire « cher père, abba, ou papa ». Jésus nous demande de nous placer comme des petits enfants, mais lui-même l’a fait en premier. Et Paul aussi. Il enseigne que ce à quoi le Saint Esprit travaille, c’est de nous ramener vous et moi, à devenir comme des petits enfants. Parce qu’il écrit (Galates 4/6) : « Le Saint Esprit qui est en nous cherche à nous faire dire « cher Père »». Mais la seule façon de te faire dire « cher Père ou Papa », C’EST DE TE POSITIONNER COMME UN PETIT ENFANT.

A présent, qu’est-ce qu’un petit enfant ? Premièrement, c’est un être complètement dépendant. Un petit enfant ne se nourrit pas, ne travaille pas, ne décide pas, ne conduit pas. Sa maman lui remplit son bol de céréales le matin… Il ne va pas cuisiner. Le petit enfant ne va pas dire à ses parents : « Hé, on va là, et on fait ça ! » Ce sont les parents qui dirigent leur enfant. La maman l’installe dans le siège de la voiture, boucle la ceinture et il suit. Ça ne lui viendrait pas à l’idée de demander le volant à sa maman !  Voici donc ce que Dieu voudrait nous enseigner : « Si tu essaies de conduire ta vie sans moi, tu n’y arriveras pas ». Bien entendu, il faut travailler, il faut se nourrir, et ouvrir le frigo… Physiquement, oui. Mais spirituellement, il faut que ce soit Dieu qui te nourrisse. Il faut que ce soit lui qui te dirige. Il te faut grandir dans la dépendance avec lui… Alors que l’homme cherche à prendre toujours plus d’indépendance, DIEU VEUT LE RAMENER A DEPENDRE DE LUI. Pour cela, tu dois te positionner comme un petit enfant. Là enfin, tu te mets en ligne avec lui. Je me mets en ligne avec un Dieu qui désire me démontrer sa paternité, qui veut pourvoir et m’aider, qui veut me changer et me diriger, qui veut me guérir et me renouveler. A partir de là, tout l’héritage, toutes les bénédictions que Dieu réserve à ses enfants se déverseront dans ma vie. Pour ma part, mon cœur est incliné à vivre cette réalité. Plus je ME positionne comme un petit enfant, plus Dieu PEUT remplir son rôle de Père à mon égard.

Jésus n’est pas en train d’encourager à devenir bête, au contraire, puisque ce sont ses paroles mêmes qui produisent l’intelligence (Psaume 119/130) : « La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples ». Dieu éveille donc l’intelligence de ceux qui restent simples devant lui. Comme des petits enfants. Et à chaque fois que je me positionne comme un enfant qui dépend de son père, lui honore ma foi. Par exemple, chacun exerce une profession. Savez-vous ce que Dieu apprécierait particulièrement ? C’est de pouvoir travailler avec vous, dans votre métier ! Vous pensez : « Mais Dieu ne fait pas de la comptabilité ! » Mais si. Il a même créé les mathématiques ! Il sait ce qu’il vous faut pour vous améliorer. « Mais, comment est-ce que Dieu pourrait m’aider dans mon travail, dans mes relations sociales ? » Il n’existe pas meilleure assistance que la sienne. « Mais, comment Dieu pourrait-il m’aider dans mes études ? » Bien sûr, Dieu veut t’aider dans tes études. Toute la science, c’est lui aussi qui l’a créée. Mais Proverbes 3/5 rappelle : « Ne mise pas tout sur ta propre intelligence ». Il veut juste que tu viennes à lui avec cette simplicité enfantine, en mettant de côté tes propres plans et projets.  IL EST TON PERE. Il a un avenir pour ta vie.

Pour l’anniversaire de ma femme, une sœur de l’église a demandé à son petit garçon de chanter « Joyeux anniversaire » à mon épouse. Et en l’écoutant, quelque chose de l’enfance m’a touché. C’est qu’un petit, même s’il ne marche pas bien, ne va pas se priver de marcher pour autant. Il ne va pas dire : « Non, mais attends, imagine la honte que je vais me mettre si on me voit perdre l’équilibre, et que je dois me relever devant tout le monde ? Non, mais tu imagines si j’ouvre la bouche pour parler, que vont dire les gens ? » Observez la simplicité d’un enfant. Quand sa maman lui a dit : « Tu vas chanter « Joyeux anniversaire » », il n’a pas craint d’avoir l’air nul. Il a chanté de tout son cœur. Mais souvent quand on s’approche de Dieu, ON PANIQUE : « Je ne sais pas comment lui parler alors je lui parle pas. Je ne sais pas comment parler de lui, alors je ne parlerai pas de lui. Je ne sais pas comment le servir, alors je ne le servirai pas. » Et Jésus dit : « FAUT JUSTE REDEVENIR SIMPLE COMME UN ENFANT. Un petit enfant ne sait pas parler mais il parle. A force de s’entraîner, il va apprendre à parler. Tu ne sais pas comment t’approcher de ton Père céleste, mais fais-le quand même. Tu ne sais pas comment le prier, mais FAUT JUSTE OUVRIR LA BOUCHE.

Ton collègue de travail ou ton voisin te pose une question et tu ne sais pas comment répondre. C’est une opportunité de parler de l’amour de Dieu, mais tu recules : « Comment ça va sortir, je ne suis pas un grand théologien, moi.  Comment puis-je lui parler de l’amour de Dieu ?… » FAUT JUSTE LE FAIRE. Ça va sortir comme ça va sortir. Et Jésus dit même dans Matthieu 10 : « Ton Père céleste va t’aider ». Mais il faut que tu te lances ! « Je ne sais pas comment marcher avec Dieu, Pasteur Christian, quand je marche, je tombe ». Ce n’est pas grave ! T’es à la bonne place. Le petit enfant APPREND A MARCHER EN MARCHANT. Et tous les parents peuvent témoigner avoir soigné les bobos de leurs enfants, n’est-ce pas ? Des bobos, parce qu’ils marchaient, et tout à coup, vlan ! Et les larmes, et les dents, et ça saignait ! Vous n’avez pas attrapé l’enfant pour le remettre dans sa boîte et le ramener au magasin ? Vous avez dit : « Mais non, je le garde ». Et Dieu dit : « Vous qui êtes de si mauvais pères, à bien plus forte raison, MOI, JE SUIS BON ENVERS VOUS. Même si tu tombes, je vais te relever. Même si tu ne sais pas comment m’approcher, viens tel que tu es ».

J’observais tout récemment une petite fille qui commence à marcher. Quand on s’est croisés, elle m’a adressé un grand sourire. Avez-vous remarqué comment les enfants, sans aucun effort, sont naturellement heureux ? Mais, nous les adultes, c’est à travers la vie qu’on devient malheureux. Parce qu’on est blessé, on vit toutes sortes de choses difficiles, c’est compliqué… Alors le Seigneur Jésus veut nous ramener à la simplicité d’un enfant qui se sent en sécurité près de son père. Pour qu’on soit heureux. Combien d’entre nous, sommes simplement heureux d’être sauvés ? Combien d’entre nous, sommes simplement heureux que notre nom soit écrit dans le ciel ? Jésus n’a pas dit de se réjouir de ce que l’église va bien, ou de ce qu’elle va mieux… Jésus a dit : « REJOUIS-TOI SURTOUT, DE CE QUE TU ES MON ENFANT ». Avez-vous déjà vu le visage radieux d’une petite fille lorsqu’elle aperçoit sa mère ? C’est ce que Dieu veut vivre avec toi. Il désire te ramener à cette simplicité de relation, basée sur le fait d’être heureuse, d’être heureux d’avoir été sauvé, d’avoir été adopté par Dieu. Tu as un Père céleste. Tu peux lui tendre les bras en souriant et lui dire : « Seigneur, je suis tellement heureux que tu sois là pour moi ».

Au final, de quoi s’inquiètent les petits  enfants ? Ils vivent de choses simples. Mais une seule les inquiète : MANGER. Et sur le plan spirituel, ça devrait être aussi NOTRE SEUL SOUCI. Pierre en était convaincu (1Pierre 2/2) : « Désirez, comme des nouveaux nés, le lait non frelaté de la Parole de Dieu ». En d’autres mots, la seule préoccupation que nous devrions entretenir dans nos vies, c’est celle de vouloir plus de Christ et de le connaître mieux. Pour le reste,  Jésus n’a-t-il pas dit : « Ne vous inquiétez pas de tous vos besoins. Votre Père céleste SAIT ce dont vous avez besoin. Cherchez d’abord le royaume des cieux » ?

Père et fille, ou Père et fils, le Seigneur a de toute éternité cherché à nouer cette relation-là avec toi. Le roi David, lui, le grand guerrier de l’Eternel, en son temps, l’a lui-même chanté dans le Psaume 131 : « Je me sens comme un petit enfant sevré, assis tranquille près de sa mère ». ET C’EST POUR NOUS DONNER CETTE QUIETUDE-LA QUE JESUS EST VENU. Hier peut-être voyais-tu Dieu comme un Dieu encore distant, mais en cet instant précis, tu comprends QUI IL VEUT DEVENIR POUR TOI. Il ne t’a jamais lâché(e). Et là où tu es, dans ta chambre de prière, dans ton cœur, tu peux répondre à son attente. Entre pleinement dans ton statut D’ENFANT BIEN AIME. N’aie pas peur de lui dire « Papa ». Jette-toi dans ses bras.