Où est Dieu quand rien ne va plus?

Dieu parle

Saviez-vous que Dieu peut utiliser un âne pour parler ? Allons le voir dans le livre des Nombres au chapitre 22, dans l’Ancien Testament, alors que le redoutable peuple d’Israël, avec Moïse à sa tête, approchait du pays de Madian. Son roi, Moab, pris de terreur à cause de la réputation d’Israël, fit chercher un voyant qui s’appelait Balaam. Cet homme était-il un sorcier ou un homme de Dieu ? La Bible le désigne comme un voyant, ce qui signifie au sens littéral qu’il pouvait entendre la voix de Dieu. Comment l’a-t-il géré ensuite, c’est son affaire avec le Seigneur. Pour notre part, nous nous intéresserons à un moment crucial de sa vie dans lequel, qui que nous soyons, nous pouvons nous retrouver.

Des dignitaires du pays l’approchèrent en disant : « Suis-nous. Nous irons sur une colline très haute au-dessus du camp d’Israël, et là tu demanderas à Dieu de maudire Israël ». Et la nuit suivante Dieu avertit Balaam : « Tu n’iras pas, car maudire Israël n’est pas ma volonté ». Puis sautons quelques étapes de cette histoire, et retrouvons Balaam assis sur son âne en direction de la colline, en flagrant délit de désobéissance. Et voici ce qui est écrit au verset 22 : « Mais Dieu se mit en colère en le voyant partir, et l’ange du Seigneur se posta sur le chemin pour lui barrer la route, tandis qu’il cheminait ».

Dieu est sensible

La colère de Dieu est un sujet très peu traité malgré son importance. On préfère la contourner tant cette expression fouette certains chrétiens, en réveillant en eux des souvenirs de milieux très légalistes. On les retrouve dans l’histoire de France, spécialement dans l’histoire de certaines grandes religions, où des hommes, des démagogues ont utilisé ce « courroux de Dieu » pour manipuler les populations à des fins personnelles. Et encore aujourd’hui la plupart des religions du monde, pour ne pas dire toutes, représentent le Seigneur comme un Dieu en colère, et utilisent ce concept à dessein.

Et nous qui baignons dans la grâce, dans l’amour de Dieu, qui connaissons le salut en Jésus-Christ, nous refusons parfois de concevoir ne serait-ce qu’un instant, que Dieu pourrait se mettre en colère, simplement parce que la Bible dit que la colère de Dieu est tombée sur son Fils à la croix. Pourtant il faut savoir que la colère de Dieu est toujours d’actualité. L’apôtre Paul l’a clairement exprimé (Ephésiens 4 : 30) : « N’attristez pas le Saint Esprit ». Et dans Romains 1 : 18, il déclare que la colère de Dieu se manifeste dans le Nouveau Testament contre toute impiété.

Soyons réalistes

Il faut savoir que parmi les chrétiens évangéliques, il existe maintenant une tendance qui consiste à se bercer dans un message bâti exclusivement sur la tendresse, le bonheur, la douceur, la joie. C’est un refus de concevoir la colère de Dieu par méconnaissance de sa véritable définition. Nous allons découvrir que la colère de Dieu est en réalité une manifestation de l’AMOUR de Dieu. Elle prouve que Dieu aime ses enfants. C’est d’abord une preuve de son affection et ensuite une mesure de protection.

Car quand on aime quelqu’un pour de vrai, on est sensible à ses choix. On réagit à ses actes, on lui accorde toute son attention. Peu importe votre image de Balaam. Le fait que Dieu s’est mis en colère contre lui nous prouve qu’il était plein d’amour à son égard ! Non seulement il était en désaccord avec lui, mais Dieu était ému par la mauvaise décision de cet homme. Et la Bible déclare : « Il se mit en colère contre lui ». Quelle preuve d’amour ! Tout son intérêt se portait sur cet homme. Toute son attention se concentrait sur lui. Dieu lui était sensible.

Si nos vies peuvent parfois accrocher un grand sourire au visage de Dieu, il arrive aussi que Dieu se mette en colère contre une décision que nous avons prise. Il se peut même qu’il soit indigné par la voie que nous sommes en train de suivre. Comprenez qu’il est bon et important d’oser traiter ce sujet. Il y a parmi nous des biens aimés du Seigneur qu’il n’a pas rejeté, mais qui ont choisi une voie qui met Dieu en colère.

Pourquoi personne ne traite ce sujet?

Dieu s’irrita contre Moïse, son serviteur (Exode 4 : 14). Alors que Dieu lui disait : « Je veux me servir de toi », Moïse refusa. Le Seigneur réitéra sa demande, mais Moïse résista. Après deux ou trois échanges de ce type, la Bible dit que le Seigneur se mit en colère ! Ce n’était pas un emportement plein d’orgueil, de véhémence… Non, mais une colère dans l’amour, qui signifiait : « Je ne parviens pas à te faire entrer dans le plan que j’ai pour toi, parce ce que tu doutes de toi ». Dieu est tellement sensible aux décisions que nous prenons. Ainsi Dieu s’est mis en colère contre David, son précieux serviteur qu’il aimait de tout son cœur ! Si prophètes après prophètes, la Bible évoque la colère de Dieu contre Israël, c’est parce que Dieu aimait Israël !

Et c’est parce que Dieu chérit son épouse plus que jamais qu’il se met en colère. Il est sensible, il réagit. Ce message a été préparé dans le jeûne et la prière, en pleurant sur les églises en secret, parce certains de ses enfants se trouvent sur un mauvais chemin. Dieu est à la fin, mon ami(e). Jésus revient bientôt. Alors Dieu éprouve de la colère.

Dieu est un gentleman qui parfois se retire

Supposez qu’une mère de famille reçoive une lettre de l’école sur laquelle l’institutrice a écrit : « Votre fille triche régulièrement ». L’élève le sait bien, mais au-delà du professeur, au-delà du règlement et de la sanction scolaire, la petite fille a besoin des réactions de sa maman. Parce que, c’est prouvé, la première autorité qui a de la valeur pour l’enfant, c’est sa maman et son papa. Ce soir-là, elle attend de voir la réaction de sa mère. Imaginez l’effet dans le cœur de la petite, si après lecture de la lettre, sa maman lui met une petite claque, et retourne immédiatement à ses fourneaux… Quelle sera la conclusion de la petite fille ? : Ce n’est pas important pour maman. Cette enfant sera perdue. La mère n’a pas pris le temps de s’arrêter, de montrer sa tristesse, sa déception à son enfant. Elle aurait même pu afficher une sainte colère comme celle que Jésus a manifestée dans le temple, par amour ! L’enfant ne saura donc pas combien c’est mal. Si Dieu a des moments de colère parfois avec ses enfants, avec son église, c’est qu’il la chérit plus que tout. C’est qu’il l’aime. C’est qu’il lui est sensible.

Silicon Valley, pôle des industries de pointe près de San Francisco, où ont été inventés l’ordinateur, internet, etc. Les plus grosses boîtes du monde s’y trouvent. En 1985, les hommes y lançaient internet. C’était l’euphorie des tous premiers ordinateurs portables. Enfin on pouvait emporter son P.C. pour  travailler à la maison ! Aujourd’hui, c’est devenu une véritable plaie ! Ce ne sont même plus des ordinateurs portables, mais des mini-ordinateurs de la taille d’un téléphone. L’envers de la médaille, c’est qu’on ne voit plus ses enfants.

Silicon Valley est aussi l’endroit où la même année parallèlement, un grand mouvement mondial a débuté, « le body piercing ». Tout d’abord une jeune fille cherchant à susciter une réaction de la part de son papa trop occupé, s’est  dit : « Je vais décrocher les meilleures notes de l’école ». Mais le papa n’a pas réagi. Alors pour forcer son attention, elle a ensuite ramené la pire note de la classe. Mais le père n’a rien dit non plus. Et de fil en aiguille, un jour elle est devenue punk. Ce mouvement qui partit d’Angleterre, commençait à faire fureur à Silicon Valley. Et l’un de ces jeunes punks, inspiré par des tribus d’Afrique qui se percent le corps avec des bijoux, s’est mis à se percer la langue. Il est rentré comme ça un soir à la maison, espérant un regard de son père. Mais le papa n’a rien vu.

Pendant qu’on inventait internet, on était en train de perdre toute une génération de jeunes. Si parfois notre Père céleste se met en colère, lui, c’est qu’il est très présent. Un mauvais père est insouciant. Il est insensible, inaccessible. Mais Dieu, Lui, est vivement touché par notre comportement chrétien, par notre marche chrétienne. Dieu, mon ami(e), ne prend pas à la légère comment tu te comportes en voiture, quand tu vas au boulot ; ce que tu écoutes à la radio, ce que tu regardes à la télé, la façon dont tu parles au téléphone… Et il arrive un moment dans nos vies, où Dieu dans son amour, se met en colère. Si Dieu s’est mis en colère contre Balaam, c’est qu’il l’aimait. Il était plein d’amour, complètement affecté par la mauvaise décision de cet homme.

Maintenant qu’est-ce que la colère de Dieu ?

Encore aujourd’hui des personnes se font exploser, parce que des démagogues, des manipulateurs, des terroristes leur disent : « Si tu te fais exploser, tu vas calmer la colère de Dieu ». Mais c’est faux ! Ce n’est pas ça, la colère de Dieu. Voici comment Dieu manifeste sa colère à l’égard de ses enfants : IL SE RETIRE. La colère de Dieu envers les siens est une colère digne et distinguée.

Prenons Ezéquiel 39 : 23 : « Ils m’ont été infidèles, c’est pourquoi je leur ai caché mon visage ». On s’attend à ce qu’il frappe le peuple ! Mais au lieu de ça, il déclare : « Je me suis mis en colère et j’ai tourné mon visage, je me suis détourné ». Puis au verset suivant : « Je me suis mis en colère ; je les ai traités selon leur révolte, je leur ai caché mon visage ». Regardez ce que Dieu dit dans Osée 5 : 15 : « Je m’en irai, je retournerai chez moi ». Et Osée 5 : 6 montre qu’ils viennent pour chercher le Seigneur et ils ne le trouvent pas. Dans le livre des Nombres, le Seigneur s’enflamma de colère contre Myriam et Aaron. Là aussi, Dieu les laissa (Nombres 12 : 9) : « Le Seigneur s’enflamma de colère et s’en alla ».

Jérémie rapporta la réaction de Dieu lorsque que le peuple s’imaginait pouvoir garder bien caché son petit péché, et venir adorer dans la maison de Dieu comme si de rien n’était. Ils mélangeaient ce qui est mal avec ce qui est bien ! Lam. de Jérémie 3 : 44 : « Tu t’es caché dans une nuée, et tu n’entends plus leurs prières ». Ce fut le blocage ! Dieu était en colère. Comment l’a-t-il manifesté à Balaam ? Il lui envoya un ange, et bloqua son chemin. Voici la colère de Dieu. Peut-être que connaissant le texte, vous avez envie de dire : « Oui, mais pasteur, l’ange a dit qu’il allait le tuer ! » En vérité, si Dieu avait vraiment voulu tuer Balaam, il serait mort depuis bien avant ça. Mais Dieu est tellement patient ; il voulait juste lui montrer qu’il était sur une mauvaise voie. « Tu fais fausse route pour ta vie. Tu fais fausse route avec tes yeux, avec tes pensées, avec tes gestes, avec ton argent. Tu fais fausse route ! ». Il voulait l’avertir.

Dieu bloque tout pour débloquer nos coeurs

Balaam, assis sur son âne, tranquille, tout fier, s’en allait parler de la part de Dieu. Entouré de dignitaires, c’était lui le grand personnage de la journée ! La preuve : on buvait ses paroles… mais tout à coup, l’âne lui, ne l’écoutait plus. La bête se mit à contourner par les champs. Et Balaam vexé, la frappa de son bâton : « Tu ne m’écoutes pas ! ». Il bifurqua par un autre chemin qui descendait entre deux murs, près des vignes. L’ange attendait là, avec son épée. L’âne le voyait, mais pas Balaam. Le Voyant ne voyait rien, mais l’âne voyait tout !… Il y a des chrétiens qui ne discernent plus rien. Mais les non chrétiens, eux, le voient. Certains chrétiens ne réalisent même pas que Jésus revient bientôt. Ils continuent leur petite vie chrétienne bien tranquille. Et le monde non chrétien crie : « Au secours, on part à la dérive ! »

L’âne rasa le mur, lui écrasant le pied. « Aïe ! » Ne comprenant toujours rien, Balaam ramena l’âne sur un nouveau chemin, et l’ange survint pour la troisième fois. Dégainant son épée, il barra la route, et l’âne, ne sachant plus où aller, s’abattit sous son maître. Balaam éclata. Il le rossa de nouveau et dit : « Si j’avais une épée, je te tuerais ». Et l’Eternel ouvrit la bouche de l’âne : « Pourquoi me frappes-tu ? Est-ce que j’ai déjà failli envers toi ? » Remarquez que Balaam ne semblait pas trop surpris que son ânesse parle. Probablement habitué à la sorcellerie, il répondit sans sourciller : « Non, c’est vrai, tu m’obéis toujours, mais pourquoi n’obéis-tu pas aujourd’hui ? » Et l’âne répondit : « Voyons, tu ne comprends pas ? Ne vois-tu pas l’ange de l’Eternel qui te bloque ?!! » Et l’Esprit de l’Eternel ouvrit les yeux de Balaam. Il vit enfin l’ange.

Dieu bloque-t-il votre chemin ? C’est parce qu’il vous aime. Et rien ne marche. Il arrive parfois que Dieu permette une épreuve à un « juste » qui se trouve entièrement dans sa volonté. Mais si l’épreuve revêt généralement un caractère temporaire, le blocage divin en revanche, est continuel. Si nous sommes brouillés avec Dieu, ou si Dieu est contrarié par quelqu’un, ce blocage sera permanent. Votre vie reflète votre âme. Si vous êtes de ceux qui aviez des rêves, qui vouliez suivre telle et telle directions, et qui réalisez d’une manière inexplicable que le chemin n’y conduit plus, c’est que Dieu est en train de bloquer les choses.

Peut-être qu’en vous examinant, vous prenez conscience que vous éprouvez  du ressentiment envers quelqu’un. « Tu m’as blessé(e), tu m’as fait ci, tu m’as fait ça… » Il arrive qu’on soit injustement blessé. Mais quelquefois votre pied s’esquinte contre un mur, non parce que quelqu’un voulait vous blesser, mais parce que Dieu vous bloque par amour. C’est tout simplement la colère d’un père qui aime son enfant, et qui veut l’élever. Cela signifie : « Tu fais fausse route ». C’est peut-être que plus rien ne fonctionne, tout comme lorsque l’âne s’est effondré. Et vous vous lamentez : « Plus rien ne bouge ! » Jésus a dit dans Apocalypse 3 : 8 : « Je suis celui qui ouvre la porte. » Vous êtes en train de vous épuiser contre une porte hautement sécurisée : c’est Dieu qui la bloque.

Je fais du vélo avec un ami de temps en temps. Comme on ne rajeunit pas, on a eu l’idée d’emmener un jeune avec nous, histoire de se « booster ». On a choisi le garçon le plus sportif qu’on connaissait. Au bout d’une heure et demie ce jour-là, je me suis retourné en me demandant : « Mais, comment se fait-il que toutes les dix minutes, on s’arrête pour le laisser nous rattraper ? C’est lui le jeune ! C’est lui qui devrait nous semer ! Comment se fait-il qu’on passe notre temps à l’attendre ? » Et lui, il transpirait, il s’essoufflait, il ronchonnait… Je ne disais rien, mais je pensais : « Pas du tout sportif, ce jeune… » N’en pouvant plus, blême et dégoulinant de partout, il stoppa une fois de plus. Je revins sur mes pas : « Ça va ?  –Pff, souffla-t-il avant de réattaquer, c’est dur le vélo ! » Et là, en redémarrant, j’entendis un bruit bizarre. « Attends, attends, que je voie… »  Cela faisait une heure et demie que le frein arrière était collé à sa roue ! Il était freiné ! Et nous avec nos beaux vélos, on taillait la route…

Parfois c’est Dieu qui tient votre roue. Vous pensez : « Telle personne est bénie ; tout va bien pour untel ; alors pourquoi ça ne marche pas pour moi ? » La réponse est : parce que Dieu vous aime. Vous n’êtes pas sur le bon axe, et Dieu vous freine ! Il vous rend la progression difficile. L’âne s’en va par-là, le pied racle le mur, et rien ne va. Et vous vous dites : « Comment ça se fait ?… » Il arrive que le « juste » soit en difficulté financièrement. Il peut parfois se produire une crise dans un couple. Mais quand c’est continuel, il nous faut tendre l’oreille, et dire : « Sonde-moi, ô Dieu. Intervient dans ma vie ! Comment se fait-il que ce soit toujours sur moi que ça retombe ? » On connait bien cette expression, n’est-ce pas ? Certains l’utilisent pour se faire plaindre. Mais dans votre cas, c’est peut-être une réalité ! Et comme Dieu vous aime particulièrement, il veut vous arrêter. Il veut vous bloquer. Vous n’allez pas dans la bonne direction. « Regarde si je suis sur une mauvaise voie » a dit David au Psaume 139 : 24.

Discernez-vous à présent comment se manifeste la colère de Dieu ? Il lui suffit d’ôter sa main de sur nos vies, et tout va mal. C’est une colère digne. Mais cette absence de faveur est lourde de conséquences. On entend souvent l’expression : « Le Seigneur est là, le Seigneur est là… » Parfois, c’est très regrettable, mais le Seigneur n’est pas là ! J’ai visité trois cent cinquante églises en cinq ans et j’ai vu des réunions où la gloire de Dieu se manifestait. Mais j’en ai vu aussi où Dieu montrait son désaccord. Assis au premier rang,  je priais : « Mais Seigneur, où es-tu ?…» Là, vous allez me dire : « Mais pasteur, Dieu est omniprésent ! » Il l’est en effet. Mais il n’est pas omni manifeste. Quand il n’est pas d’accord, il enlève sa faveur. Il ôte sa gloire. Il retire son onction. Dieu est omniprésent. Mais sa faveur repose-t-elle sur vous ? Sa grâce vous accompagne-t-elle ? Son amour est-il en train de vous freiner ou de vous encourager ?

Dieu bloque tout pour te protèger

La Bible indique clairement à plusieurs reprises que la colère de Dieu engendre de sa part une défection lourde de conséquences pour les hommes. Quand l’arche de l’alliance a été volée par les philistins, une femme a osé dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Elle a dit : « i-kabod », ce qui signifie « la gloire est partie » (Samuel 4: 21). Et plus rien ne marchait en Israël. Les autorités du pays étaient dans le  péché, le grand sacrificateur Eli (pas le prophète) était dans le péché ainsi que ses fils, et Israël faisait ce qu’il voulait. En plus de cela, certains continuaient de célébrer leur culte dans la maison de Dieu alors que l’arche de l’alliance avait disparu ! Puis cette femme a osé le dire ! « Mais vous ne voyez pas que tout va mal ? La gloire est partie ! » Dieu était toujours là, omniprésent, mais sa faveur manquait. C’est ça, la colère de Dieu. On le voit dans Osée 2 : 9 où Dieu dit : « Je reprendrai mon blé, mon vin, ma laine et mon lin ». Et dans Ezéchiel 39 : 23 : « Je leur ai caché ma face, alors ils ont été livrés aux mains de leurs adversaires ».

Soyez entièrement persuadé que le plus grand désir de Dieu est de combattre pour vous. Dieu veut, peut et va combattre pour vous. Maintenant on sait qu’il a dit : « Quand je retire ma faveur, tu te trouves soudain livré à toi-même, et les difficultés se multiplient ». Mais Ezéchiel 11 : 23 nous enseigne aussi que lorsque la gloire de Dieu s’est retirée de Jérusalem, Dieu a appelé Ezéchiel pour lui montrer quelque chose. Et le prophète a pu observer la nuée de Dieu s’élever au-dessus de la ville et s’arrêter sur une colline. Ce qu’il est extrêmement important de noter, c’est qu’à ce moment-là, Babylone a pu entrer dans la ville, et détruire Jérusalem. C’est ça aussi, la colère de Dieu.

Il y a des années, j’ai connu la colère de Dieu dans ma vie personnelle. J’étais alors un adolescent profondément  touché par Dieu, mais je fréquentais une jeune femme qui n’était pas la mienne. Elle était chrétienne. Nous ne faisions rien de mal. Aucun péché caché. La seule chose qui clochait, c’est que je cachais à tout le monde que je la fréquentais. J’avais honte parce que je savais que ce n’était pas la volonté de Dieu. Je me sentais mal. A seulement dix-sept ans, j’ai connu la colère de Dieu. Des tas de choses commençaient à me tomber dessus. Vous dites en France : « On se prend une tuile » ;  moi, je me suis pris toute la maison. Sur un an et demi, j’ai rompu avec elle au moins quarante fois ! Puis je reprenais, puis je rompais, puis je reprenais, puis je rompais… Elle était toujours prête à me reprendre. Moi, j’étais conscient de sortir du plan de Dieu pour ma vie.

Puis je suis allé en colonie avec des jeunes chrétiens. Au cours d’une réunion, totalement convaincu de péché, je m’avançai sur le devant en confessant : « C’est fini, Seigneur, c’est fini ! » Avec de grosses larmes plein les yeux. A la fin du camp, résolu, je dis : « C’est terminé ». C’est là qu’elle me proposa : « Je te ramène en voiture ? – Ok », fut ma réponse. Et tous mes amis montèrent dans le car, la colonie démarra, et moi, je rentrai avec elle. Il pleuvait tant ce jour-là sur l’autoroute que j’avais l’impression que Dieu versait des carafes d’eau sur le pare-brise ! On ne voyait rien. Et tout à coup la voiture prit feu ! Mais pas n’importe où… Sous mes pieds ! Ça s’est d’abord mit à fumer. C’était une vieille guimbarde. Et je lui dis : « Mais ta voiture crame ! –Mais non, mais non. » La fumée remplissait bientôt l’habitacle. Soudain, poufff, les flammes ont jailli à mes pieds. « Wow…!!! » La voiture partit en zigzags sur l’autoroute. Je me suis levé d’un bond, et en me tenant dans les angles avec mes mains, j’ai défoncé le plancher tout rouillé avec mes deux pieds. Je me disais : « On va mourir ici !!! »… Puis on s’est retrouvés au bord de l’autoroute, piteux, l’auto en flammes, et nous sous la pluie battante. Je lui lançai : « C’est à cause de toi ! ».

Et à ce moment-là passa le car avec les jeunes qui rentraient du camp, tous bénis de Dieu, qui me faisaient des petits signes sympas à la fenêtre ! Nous en plein déluge et la voiture en feu. Et après avoir accusé les autres, j’ai finalement reconnu : « Seigneur, c’est moi ». Je me suis retourné vers elle, et j’ai dit : « On ne devrait pas être ensemble. Tu ne vois pas, là, que c’est Dieu… ? Il nous arrive que des trucs comme ça ».
Il n’y a rien de mystique en ces choses. Vous devez savoir que Dieu parle d’une façon ou d’une autre. Mais quand l’âne s’effondre, quand l’âne vous pousse dans le mur, quand l’âne change de chemin, quand votre vie ne va pas où vous voulez qu’elle aille, quelque part, c’est parce que Dieu vous aime. Et c’est une preuve de son affection pour vous.

C’est non seulement une preuve de son amour, mais une mesure de protection. Lisez ce que l’ange dit au verset 32 : « Voici je suis venu pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant toi ». Une autre traduction précise : « Car tu marches vers un précipice ». La colère de Dieu est tellement digne et remplie d’amour qu’il ne retire sa faveur qu’un tout petit peu, il n’ôte sa protection qu’un seul instant, mais tout se met à dérailler. Le mot ange veut dire « messager ». Pour vous qui lisez, et qui vous trouvez peut-être sur un chemin de perdition, je suis celui qui apporte le message de Dieu. Et il faut oser le faire. Car aimer les gens ne consiste pas à leur dire juste ce qu’ils souhaitent entendre. Aimer les gens, ce n’est pas non plus les écraser de légalisme et de religiosité. Et prophétiser avec amour, ce n’est pas toujours d’annoncer à quelqu’un qu’il va faire de grandes choses pour Dieu. Mais c’est savoir lui dire au bon moment : « Tu es  contaminé. Tu as un virus et tu vas mourir. Seulement Dieu t’aime. Il a un plan pour ta vie… » Voilà l’amour de Dieu ! Le blocage était une mesure de protection. C’est Dieu qui prend votre roue, qui la freine, et vous dit : « Je ne veux pas que tu ailles par-là, parce que par-là précisément, tu vas te faire très très mal ! »

Dieu est réaliste et pragmatique

Je m’adresse à vous de tout mon cœur, mais avec un regard d’étranger vivant en France. Je n’ai jamais vu un peuple banaliser la sensualité comme les français. De toutes les nations de la terre, aucun ne banalise la sensualité, le flirt, la séduction, la nudité, comme la France. Si je ne me trompe, c’est le seul pays dont l’effigie, Marianne, est une femme au sein dénudé. Le fait que ces choses soient devenues normales prouve que c’est un problème spirituel. J’ai lu tout ce que j’ai trouvé sur le sujet. J’ai fini par réaliser que jusqu’en Chine et en Amérique du Sud, c’est ainsi que la France est connue : un pays qui banalise ces choses-là.

Des journalistes français se défendaient publiquement devant leurs collègues américains, et cherchant une injure, les traitaient de « puritains » ! Le mot puritain n’est pourtant pas classé dans les gros mots ! C’est une vertu ! Mais en France, c’est être libertin qui est devenu une qualité. Le journaliste justifiait les scandales en ces termes : « Ce que le monde entier ne comprend pas, c’est qu’en France, les hommes ont un désir incontrôlable de séduire ». Ils sont surtout harponnés par le péché ! Mais c’est un mot que la société a banni. Une femme a même défendu son mari ainsi, alors que cet homme avait été trouvé dans des clubs d’échangistes à Paris, ivre et en adultère, au vu et su de tous : « C’est juste un jeu de séduction. Vous ne le connaissez pas, c’est plus fort que lui, il a besoin de séduire » ! Je ne me moque pas d’eux. Je ne fais pas non plus leur procès.  Je le dis même avec beaucoup d’amour pour ces gens, parce qu’eux ne savent pas à quel point c’est grave, et à quel point c’est terrible.

Mais le Saint Esprit se tourne vers l’église, parce que nous, NOUS SAVONS ! Et là, mon cœur se brise. Je le dis avec amour, mais je n’ai jamais entendu autant d’histoires d’adultère dans les églises de la région parisienne. je n’accuse aucune dénomination ou pasteur. J’ai prêché dans la majorité des dénominations. Mais combien d’histoires j’ai entendu!! Mon cœur est broyé par ces choses. Jésus a expliqué dans Matthieu 5 : 27-28 : « On vous a dit que commettre l’adultère, c’est pécher. Moi, je dis que si tu convoites quelqu’un, c’est péché ». Que voulait-il dire ? Tout simplement que c’est la même graine. Porter cette petite jupe serrée pour aller travailler, pour attirer les regards, ce n’est pas juste un jeu de séduction ! C’est la même graine, c’est le même virus que l’adultère. Je le dis avec beaucoup de respect.

Les bactéries alimentaires font peur à tout le monde, mais c’est le péché qui devrait faire peur à tout le monde ! Une bactérie du péché et ton mariage est fini ! L’amour vrai ne cache pas ces vérités. Comprenez-moi, je vous aime de tout mon cœur. Mais combien d’onction faudra-t-il pour vous convaincre ? Combien de prières les pasteurs devront-ils faire monter pour que vous réalisiez ces choses ? Combien de fois devra-t-on jeûner pour que vous retiriez ces DVD violents de votre bibliothèque ? A quel degré les serviteurs de Dieu doivent-ils être consacrés afin que la gloire de Dieu descende, au point que vous preniez conscience du chemin de destruction sur lequel vous vous trouvez ?

Prenons la médisance chrétienne, bien enveloppée dans des versets bibliques, que l’on pratique en famille dans la cuisine, pendant que personne ne vous entend. Jésus l’a expliquée aussi. Il a dit : « C’est meurtrier. Matthieu 5 :21-22 : « On vous a dit : tu ne commettras pas de meurtre, mais moi je te dis que si tu dis quelque chose de mal contre ton frère, c’est un acte meurtrier ». « Ah, mais Jésus est radical ! », me direz-vous. Il ne dit pourtant pas cela pour vous coincer, non. Il enseigne simplement que c’est la même graine que le meurtre. C’est la même chose qui fait qu’un homme tue sa femme et fuit pendant des mois ! C’est la même semence. Ça vient du même arbre. Quand vous insultez votre mari, ou votre femme ; personne ne le saura, mais c’est la même graine ! Et Dieu vous dit : « Je t’aime. Viens seulement devant moi. Arrête de t’esquiver comme Balaam. Je vais stopper toute ta vie, parce que je veux te bénir. Et tout ce que je te demande, c’est de le réaliser ».

Ce qui me bouleverse, c’est de savoir combien Dieu est contrarié par le comportement de certains d’entre nous. La seule alternative, la seule chose qui peut vous sauver, c’est de capituler. Quand Balaam s’est finalement prosterné devant Dieu et a avoué : « J’ai péché », la Bible dit que la bénédiction de Dieu est immédiatement venue. Puis Dieu lui a ordonné : « Vas-y quand même. Maintenant je suis avec toi. Ta repentance amène une bénédiction, et je vais me servir de toi. » Et Balaam a béni Israël ! Cela signifie que si vous vous repentez, Dieu va se servir de vous pour bénir le peuple de Dieu. Mais sans repentance, Dieu ne pourra pas ! Pourquoi prêcher la repentance fait-il si peur ? Pourquoi craint-on tellement de se repentir ? Alors que c’est la porte de la bénédiction ! Pourquoi redoutons-nous d’approcher sur le devant pendant une réunion pour dire : « Seigneur, je te demande pardon » ? Alors que Jésus affirme dans Apocalypse 3 : 19-21 : « Repens-toi et tu t’assoiras sur mon trône ». C’est tout ce que Dieu attend de vous. Il n’a que faire de vos bonnes œuvres. Votre repentance lui suffit. Dites-lui : « Seigneur, je te demande pardon ».

Il y a des années le Saint Esprit m’a visité un dimanche soir pendant que je regardais un film de grande audience avec ma femme. Oh, combien je remercie Dieu pour cette expérience inoubliable. Une femme seulement vêtue d’une nuisette parlait à son copain. Tout à coup le Saint Esprit me remplit, et dit : « Mais, la femme est dans ton salon ! Tu parlerais avec une femme en nuisette, dans ton salon ??? » Je répondis : « Mais non ! » Je n’ai pas argumenté : « Mais Seigneur, voyons, elle est dans la télé… c’est juste Hollywood ! » Va-t-on remplir l’écran de sang et de violence, sous prétexte que c’est de l’art ? Je vous le conseille avec amour : si vous voulez savoir si Dieu est d’accord, si ce jeu vidéo par exemple est de Dieu, si vos intentions sur Facebook sont pures, si ce film est béni de Dieu… ? Venez les lui présenter.

Dieu te prépare

Voici ce que le Saint Esprit m’a dit dans la prière : « Je veux rassembler les chrétiens, les églises, parce que je les aime, et parce que je veux les purifier. Je désire les élever et les faire entrer dans mon plan pour les temps de la fin. Mais ils ne sont pas prêts ! Ils jouent, ils flirtent avec des petites choses qui peuvent les TUER. » L’heure est tellement importante. Si dans ta vie, dans ton cœur, tu sais qu’il y a un blocage… Ce n’est peut-être pas que tu es dans l’adultère, mais ce sont parfois des petites choses. Là, maintenant, l’ange de l’Eternel est devant toi. Et plus qu’un ange, le Saint Esprit est là. Et il veut t’arrêter parce qu’il t’aime. Et si toi aujourd’hui, comme Balaam, tu veux lui dire : « Seigneur je te demande pardon, j’ai attristé ton cœur », alors tu as un rendez-vous avec Dieu. Et dans ton humilité, le Seigneur a promis de te relever. Il va combattre pour toi. Il va te donner la victoire sur le péché, puis il va se servir de toi.

Alors dis-lui simplement : « Seigneur, sonde mon cœur. Comme le roi David, regarde si je suis sur une mauvaise voie, car c’est toi qui bénis. Toi seul ouvres les portes et les fermes ; tu freines et tu accélères les choses, Seigneur. Si quelque chose pèche dans ma vie, montre-le-moi. Veux-tu toucher à ma garde-robe ? Veux-tu toucher à mon budget, à ma bouche, à mes yeux, Seigneur ? Purifie-moi. A présent, tout est à toi ». Adore tout doucement le Seigneur Jésus et dis-lui : « Seigneur merci pour tes avertissements. Merci parce que tu oses m’interpeler ; tu t’intéresses à ma marche ; tu te préoccupes de la voie sur laquelle je me trouve. C’est toi, le seul vrai Dieu rempli d’amour !… »

Tu es peut-être un père ou une mère de famille, et tu sais précisément ce dont tu dois te repentir. Qui que tu sois, là où tu es, avec ton cœur repentant, prie ton Père céleste : « Seigneur, pardonne-moi. Je veux déposer à tes pieds ce que tu vois dans mon cœur. Je te l’abandonne ». Sache qu’il n’y a rien de plus beau que la repentance. C’est la repentance qui nous ouvre le ciel. C’est elle qui nous procure la faveur de Dieu. C’est l’humilité ! Le Psaume 32 dit : « Heureux l’homme dont l’offense est enlevée. Heureux celui à qui le Seigneur ne compte pas la faute. Et dont l’esprit ne triche pas. Tant que je me taisais mon corps s’épuisait car jour et nuit ta main pesait sur moi. Je t’ai avoué mon péché. Je n’ai pas couvert ma faute. J’ai dit : Seigneur je confesserais mes offenses. ET TOI TU AS ENLEVE LE POIDS DE MON PECHE ».  Ne résiste pas à Dieu. Mais ne te noie pas dans les larmes non plus. Comprends que Dieu t’aime. Et sache que les plus grandes décisions de nos vies se prennent quand personne ne nous voit. Seul avec Dieu.

La récession économique aux Etats-Unis indique sur le cadran mondial que nous sommes dans les temps de la fin. Comme jamais dans l’histoire, l’Amérique s’est éloignée de Dieu. Si le dollar américain s’effondrait, ce sont 17 nations qui plongeraient avec lui. Je n’ai aucune idée de ce que Dieu va faire ; mais je sais une chose : nous vivons dans les derniers temps. Et mon ami(e), Dieu est en train de tout secouer. Le dieu de l’argent et du pouvoir va être ébranlé comme jamais. Le seul espoir qui reste à cette société, l’unique institution qui vient vraiment de Dieu, c’est l’EGLISE. Non pas l’adresse géographique, mais le corps de Christ. Et c’est pour cette raison que le Seigneur veut nous purifier.

Oui, Dieu est en train de te préparer. La manière dont il va se servir de toi te surprendra beaucoup. Car bientôt, les gens seront si troublés qu’ils ne sauront plus où aller. Mais au milieu de cette tempête, un phare qui résiste, un phare qui brille apparaîtra. Ce flambeau, ce sera ta marche avec Dieu, humble, paisible, qui te semble peut-être si insignifiante ! Je te le dis, des voisins viendront frapper à ta porte pour te demander quoi faire. Et Dieu t’utilisera. Et c’est pour cette raison que le Seigneur veut te purifier. Des jeunes prêcheront l’évangile dans leur classe. Des professeurs mettront la laïcité de côté 15 minutes pour les entendre, parce qu’ils brilleront. Parce qu’ils auront été purifiés par Jésus, par le sang de Jésus. Alors ouvre-lui maintenant tout grand ton cœur.

« Seigneur Jésus, tes yeux sont sur ton épouse, l’église, que tu aimes et que tu désires purifier, car les temps sont courts. Et Seigneur, je t’ai été fidèle. J’ai annoncé ce que tu as voulu. C’était une lutte dans la prière et dans le jeûne. Et Saint Esprit, tu m’as dit que si j’avais le courage de parler pour toi, tu viendrais toi-même toucher les cœurs pour les ramener à toi. A toi donc toute gloire, Jésus-Christ, pour l’éternité. »