1# Retrouver sa joie, comment?

Jésus a dit : « Mes paroles sont Esprit et vie » (Jean 6/63). Pourquoi ? Parce que lorsque Jésus parle, c’est l’Esprit de Dieu qui parle dans nos vies. Il s’adresse directement à notre esprit, et il fait même bien plus que nous parler ; il transforme notre façon de penser, de communiquer, de considérer nos vies. Il fait en sorte que nos regards sur nous-mêmes changent, parce qu’il a une nouvelle et meilleure vie à nous offrir. Cette Parole est tellement grande, tellement puissante !… A son contact on réalise à quel point on est loin d’être arrivé ! Et c’est sans doute pour cela que le premier à être touché par ce message, c’est moi. Et lorsqu’on désire vivre réellement cette Parole de Dieu, elle se met à grandir en nous de plus en plus, et cela malgré nos états de cœur et nos situations que Dieu connait parfaitement. Parce qu’il nous aime. Et il veut nous donner une Parole de Vie qui va nous conduire à la JOIE.

Le Saint-Esprit est tellement insondable et extraordinaire. Il me fascine ! Après quelques dix-huit ans de prédication, jamais jusqu’à ce jour je n’avais observé le fait suivant. J’avais déjà vu Dieu se servir d’un verset ou d’un chapitre de la Bible pour percuter un cœur. Oui, je l’avais vu utiliser aussi toute l’histoire d’un personnage biblique pour percuter une vie. Mais je n’avais encore jamais expérimenté qu’avec un seul mot Dieu pouvait déverser le flot de la Vie dans ma vie. D’UN SEUL MOT ! Non pas comme une miette d’évangile, mais un seul mot comme une parole finement affutée, capable de déclencher en moi le déferlement d’une force de Vie. Et ça s’est produit alors que j’étudiais ce passage de l’évangile où les femmes viennent au tombeau pour embaumer le corps de Jésus.

Matthieu, chapitre 28, verset 1 : « Après le sabbat à l’aube du dimanche, Marie de Magdala et l’autre Marie allèrent voir le tombeau ». Verset 2 : « Soudain il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts ». Verset 5 : « Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : quant à vous, vous n’avez rien à craindre, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, celui qui a été crucifié ». Verset 6 : « Il n’est pas ici car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où le Seigneur était couché et allez vite dire à ses disciples qu’il est ressuscité. Il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit ». Verset 8 : « Elles s’éloignèrent rapidement du tombeau avec crainte et une grande joie ; elles coururent porter la nouvelle aux disciples ». Maintenant avant de lire le verset 9, gardez bien à l’esprit qu’elles sont en train de courir ! Elles étaient venues chercher Jésus, et elles ont bien vu l’ange, elles sont bien entrées dans le tombeau vide, et elles ont entendu ce messager extraordinaire leur dire la bonne nouvelle. Mais le Seigneur, lui, elles ne l’ont pas trouvé !… C’est Jésus qui les a trouvées. Il les aimait tellement. Il les a même stoppées dans leur élan. Verset 9 : « Voici que Jésus vint à leur rencontre et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent, s’agrippèrent à ses pieds et se prosternèrent devant lui ».

Pendant que je lisais ce verset, le Saint Esprit a arrêté mon attention sur ce simple mot « bonjour » ou  » je vous salue ». J’ai senti qu’il fallait creuser cette expression. Passant aussitôt d’une traduction de la Bible à l’autre, tout à coup j’en ai trouvé une qui, au lieu de « je vous salue », traduisait « réjouissez-vous »! Ce n’est pas du tout la même chose ! Et voici ce que j’ai découvert : ce terme en grec est bien une forme de salutation, mais pas celle que les juifs emploient classiquement. Ce n’est pas le mot « shalom », mais « chairō » qui est utilisé, et qui signifie littéralement : « RÉJOUISSEZ-VOUS ! ». Imaginons la scène : Jésus, le Fils de Dieu est ressuscité des morts, et alors qu’il s’achemine vers le Ciel, fait une pause pour aller au-devant de ces femmes… Quelle est la première parole que le Ciel a adressé à ces deux femmes à travers le Fils de Dieu ? Ça n’était pas une simple salutation du genre : « Tiens, salut ! ». La première chose qu’il a dite -à ses disciples- après sa résurrection était bien : « RÉJOUISSEZ-VOUS ! » Il a dit JOIE. Le vrai mot grec signifie littéralement : joie mêlée de calme et de paix. « Soyez pleins de joie et de paix », leur dit Jésus. Et ce qui est frappant, c’est que le seul équivalent de ce mot en français, littéralement, c’est le fameux  » Hourra ! » de la victoire. En anglais c’est « cheer ». C’est même une expression courante dans les pubs irlandais, où les hommes se réunissent autour de grosses flutes de bière pour regarder un match de foot ou de rugby. Quand tout à coup leur équipe gagne, ils se mettent à frapper tous ensemble leurs chopines en s’écriant : « Cheer ! », autrement dit : « Hourra ! Notre club a gagné ! » Et si on veut parfaitement comprendre le mot « chairō » dans son sens le plus simple, le plus pur, le plus clair, c’est exactement ce que Jésus est venu leur dire. Je ne suis pas en train de vous inciter à consommer de la bière, mais de vous annoncer que Jésus leur a dit mot pour mot : « HOURRA ! RÉJOUISSEZ-VOUS ! J’AI UNE JOIE POUR VOUS ».

Se réjouir est une chose. Se réjouir toujours en est une autre, n’est-ce pas ? Parfois c’est facile ; mais d’autres fois ça l’est beaucoup moins, il faut bien l’avouer. Pourtant, c’est incontournable, la Bible enseigne de SE RÉJOUIR TOUJOURS. Ces femmes, avec leurs aromates dans leurs paniers, ne pouvaient pas réaliser. Elles ne pouvaient pas encore saisir que Jésus, ressuscité dans un corps glorifié, avait traversé tout ce qu’il avait traversé, était même descendu aux enfers, et que sur le chemin du Ciel, il marquait un arrêt pour les rencontrer précisément, et leur dire : « Réjouissez-vous ! ». Quelles raisons avaient-elles de se réjouir juste avant cela ? Avez-vous déjà pensé à ce qu’elles venaient de vivre dans ce jardin, alors qu’elles se rendaient au tombeau, ce matin-là ? Toute leur vie venait de s’écrouler. Elles avaient tout donné pour suivre Jésus, et leur maître avait été crucifié. Elles étaient venues avec ce qu’il fallait pour embaumer le corps, sûres de trouver sa dépouille inerte, alors qu’il avait prévenu qu’il allait ressusciter le troisième jour… Mais elles n’y croyaient pas. Elles avaient apporté les aromates.

Imaginez leur honte de faire partie de ses disciples alors que l’un d’eux s’était suicidé ! Lui qui avait suivi les enseignements de Jésus et chassé les démons, lui qui avait reçu une autorité, et exercé pendant trois ans un ministère incroyable ! Judas… Quelle déchéance ! Un observateur extérieur aurait pu tout aussi bien commenter : « Mais quelle croyance bizarre que cet embryon de christianisme ! C’est quoi ce groupe-là ? Frappé et humilié, leur maître meurt en pleine jeunesse sur une croix. Ils n’ont pris ni le temps de l’embaumer, ni la peine d’honorer son corps. En plus de ça, l’un de ses disciples, après l’avoir trahi, a mis fin à ses jours ». Et sûrement qu’à l’époque, certains se sont moqués : « Bravo Jésus ! Beau succès ! Un de tes disciples finit par se donner la mort, un autre après trois ans passés à tes pieds, te renie et termine en proférant des grossièretés… Tu as vu sa confusion, son découragement ? Il est si abattu qu’il a même pleuré amèrement ! Et comme si ça ne suffisait pas, tous t’ont carrément laissé tomber ! »…

Près d’un millier de personnes cernait Jésus ce soir-là, quand vinrent l’arrêter cette cohorte de sept cent soldats romains, plus les gardes du temple et tous les pharisiens. Et ces femmes avaient quand même vu les disciples fuir, au lieu de se montrer courageux. Ils avaient fui à travers les arbres, ils avaient dévalé la colline entre les oliviers dans la nuit !… Qu’en pensaient-elles ? : « Mais dans quel groupe on est ? » Et très tôt à l’aube de ce troisième jour, deux d’entre eux, complètement découragés, retournant à leur ancienne vie, prenaient la route d’Emmaüs. Savaient-elles déjà ce que Pierre avait déclaré aux disciples ? : « MOI, JE REPARS À LA PÊCHE »… Tout ce qu’elles possédaient, tout ce qui représentait leur vie, tout ce qui avait fait naître en elles un fol espoir, il n’en restait plus qu’une poignée d’hommes et sûrement quelques femmes, cachés dans une pièce quelque part à Jérusalem, tremblants de peur et se demandant combien de temps il leur restait avant qu’on vienne les chercher pour les tuer, EUX AUSSI… Ça, c’était leur vie. Rien dans leurs circonstances, rien ne pouvait leur permettre de crier « Hourra ! ». En ces temps-là, aucune réserve financière, aucune caisse de retraite, pas plus que d’assurance maladie ne pouvaient leur procurer une quelconque sécurité. Elles n’avaient plus rien. Et à cette époque les femmes étaient tellement rabaissées. Non. Vraiment, aucune raison de se réjouir. Et au matin, Christ se présenta à elles. Que penser de ce : « Hourra ! » ? Pourquoi : « Réjouissez-vous ! » ? Parce Jésus voulait attirer leur attention sur lui. Cela signifiait : « À CAUSE DE MOI, À PARTIR D’AUJOURD’HUI, VOUS POUVEZ VOUS RÉJOUIR ».

C’est vrai que dans l’évangile de Jean (16/22), Jésus avait effectivement entretenu ses disciples de cette joie qui devait venir. Elle serait telle, même, que si le monde voulait la leur voler, si Satan cherchait à leur arracher, si l’empire romain les attaquait, personne ne pourrait la leur ôter. Ce jour-là, Jésus leur avait expliqué : « Je dois aller à la croix, je vais mourir ; je vous préviens : je vais partir… ». Eperdus de tristesse, les disciples ne comprenaient plus rien : « Il va nous quitter ! Mais qu’est-ce qu’on va devenir, nous ? ». Jésus chercha à les réconforter en leur disant : « Là maintenant vous êtes tristes, mais quand je vais ressusciter, alors votre cœur sera rempli de joie. Et cette joie, personne ne pourra vous l’enlever ». Il savait qu’il y aurait des gens qui essaieraient de ravir leur joie, qu’il y aurait des adversaires pour combattre cette joie. Il leur dit : « Je vais aller vous chercher une joie telle, que personne ne pourra vous la prendre. Personne ne pourra vous l’arracher ». Mais leurs cœurs troublés ne le saisissaient pas.

En même temps, il ne leur a jamais promis une mer d’huile. Jésus connaissant les événements à l’avance, savait quelle serait la fin de Jacques, et tout en leur parlant, il voyait peut-être Pierre crucifié la tête en bas dans les jardins de Néron, il voyait Paul finir probablement décapité, il voyait l’église persécutée, il savait tout cela…! JÉSUS VOYAIT CES CHOSES-LÀ ! Mais à ces hommes chers qui ne possèderaient certainement jamais tout ce que ce monde peut offrir, et que Jésus préparait pour sa crucifixion, il tenait un discours que bientôt la croix et la résurrection éclaireraient de mille feux. « Je ne vous dis pas que ce sera facile mais je vous dis une chose : gardez les yeux fixés sur moi ! Maintenant, vous possédez en moi tout ce dont vous avez toujours eu besoin, désiré ou recherché. Tout se trouve en moi. Je suis ressuscité. J’AI TOUT VAINCU ! J’ai été capable de supporter la trahison sans cesser d’aimer celui qui m’a trompé. J’ai été capable de garder mon cœur, chose qu’aucun homme ne peut faire. Je l’ai gardé devant Judas en qui Satan était entré (Jean 13/27 et Luc 22/3), et je l’ai quand même aimé ». En effet, la Bible précise que Satan, à travers Judas, a fait un baiser sur la joue de Jésus. Et Jésus appela quand même Judas « mon ami ». « J’ai vaincu toutes les tentations de colère, d’amertume, de rancune, de mortification, de violence ; j’ai vaincu tout ça ! J’ai vaincu la déception quand vous, mes disciples, m’avez abandonné. J’ai vaincu toutes les tentations de maudire les soldats romains qui arrachaient ma barbe. J’AI VAINCU LE MONDE ! J’ai une nature en moi que vous n’avez pas. J’ai une nature capable d’aimer ceux que personne ne peut aimer. J’ai été capable de prier pour le larron sur la croix et de dire : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Pendant qu’ils m’insultaient, j’ai vaincu le monde ; et dans les derniers instants de ma vie, alors que tous les péchés du monde étaient sur moi, j’ai rendu mon dernier souffle en disant : Père, je remets mon esprit entre tes mains, et j’ai manifesté une confiance en Dieu qu’aucun homme ne pourra jamais posséder. Après cela, je suis descendu aux enfers (La Bible le dit ; Pierre en parle) ; je suis allé arracher tout ce que l’être humain a perdu dans le jardin d’Eden, tout ce que Satan a volé à l’homme à travers la chute et le péché, tout ce qui lui a été retranché : la joie, l’amour, la paix, la confiance, la communion avec Dieu… » Tout ce que l’homme a perdu, Jésus dit : « Je suis allé le rechercher ». Et quand il arrive vers ces femmes dans le jardin, auprès du tombeau, il leur déclare : « Maintenant, À PARTIR DE MAINTENANT, OUI, VOUS POUVEZ VOUS RÉJOUIR. Parce que maintenant, vous possédez en moi tout ce dont vous avez toujours eu besoin ». Autrement dit : « Pas en toi, MAIS EN MOI. Pas par tes forces, MAIS PAR MES FORCES ».

Alors qu’aujourd’hui partout dans le monde des non chrétiens se disent chrétiens –il y en a qui vont jusqu’à prendre les armes au nom de Christ-, certains sont d’obédience chrétienne, mais ne sont pas NÉS DE NOUVEAU. Leurs parents étaient chrétiens, alors ils le sont aussi. Ils aiment et suivent, traces pour traces, le chemin de leurs parents. Mais s’ils restent attachés aux valeurs chrétiennes, s’ils parlent comme des chrétiens et pensent presque comme eux, ils ne sont pas pour autant de nouvelles créatures. En vérité, ce n’est pas à eux que je m’adresse, mais précisément à ceux qui ont expérimenté la nouvelle naissance. Qui peut en juger, me direz-vous ? On juge un arbre à ses propres fruits, c’est vrai… MAIS AU FOND DE TOI, TU SAIS, QUE TU SAIS, QUE TU SAIS QUE TU ES NÉ DE NOUVEAU ! Parce que Jésus a dit : « Mes brebis connaissent ma voix » (Jean 10/27). Il y en a qui pensent qu’ils connaissent la voix de Dieu, mais c’est celle de toutes sortes de trucs sentimentaux. Ils pensent que l’Esprit de Dieu leur parle, mais ils ne sont pas nés de nouveau ! Ce n’est qu’une religion, une simple croyance. Vous qui êtes nés de nouveau, vous qui appartenez à Christ, ces paroles vous sont réservées : VOUS, RÉJOUISSEZ-VOUS ! VOUS, VOUS AVEZ TOUT PLEINEMENT EN JESUS. Peu importe ce que vous vivez, ce que vous traversez, vous possédez cette joie ! Maintenant, vous vous dites peut-être : « Mais comment je fais pour naître de nouveau, moi ? » C’est tellement simple : manifeste ta foi en Jésus-Christ. Demande-lui grâce pour tout ton péché. Fais de lui ton Seigneur et ton maître. Laisse régner sa Parole sur toute ta vie. Suis ton aspiration à lui obéir et à marcher dans ses pas. Reconnais-le dans toutes tes voies. Là, tu es devenu un enfant de Dieu. Là, devant le Ciel, tu as maintenant le droit légal de te réjouir. Et c’est même un commandement divin ! Jésus te dit : « Apprends désormais à te réjouir, parce que tu possèdes une joie incomparable ».