2# Retrouver sa joie, comment?

Une fois, alors que j’étais en train de supplier : « Donne-moi ta joie, Seigneur, DONNE-MOI TA JOIE ! », Dieu m’a répondu : « Mais non, voyons. Pourquoi te donnerai-je ce que tu possèdes déjà ? Apprends à vivre dans ce que tu as reçu. Tu l’as déjà, ma joie ! Je l’ai donnée à chacun de mes enfants ». En réalité, être joyeux est un commandement. Je sais que cela peut paraître troublant pour certains : « Mais comment ça ? On est dans la grâce, on n’est plus sous la loi de Moïse. Dans l’Ancienne Alliance, oui, il y avait des commandements… ». Désolé, mais il y a des commandements dans le Nouveau Testament ! D’ailleurs Jésus a dit : « Je ne suis pas venu abolir la loi, mais l’accomplir » (Matthieu 5/17). Jésus abolit les sacrifices et le système du temple, mais les commandements moraux de Dieu tiennent toujours ! Et de la même manière que Moïse est descendu de la montagne avec les deux tables de pierre dans l’Ancien Testament, il existe des commandements dans le Nouveau Testament. Jésus n’a-t-il pas dit : « Je vous donne un commandement nouveau » (Jean 13/34) ? Et ici, ce n’est pas une suggestion. Jésus dit aux femmes : « Réjouissez-vous ! ». Le ton est impératif. C’est bien un commandement. Et Paul va même reprendre cette expression pour dire aux Philippiens : « Réjouissez-vous, je le répète, réjouissez-vous » (Phil. 4/4). Ce qu’il faut savoir, c’est que pour tout ce que Dieu demande à ses enfants dans le Nouveau Testament, il leur donne avec, la force de l’accomplir. Dieu n’ordonne jamais une chose sans l’accompagner de la puissance nécessaire. Et lorsque Jésus dit à ces femmes : « Réjouissez-vous », il voyait dans leur cœur un désir d’apprendre à se relever de tout ce qu’elles avaient souffert, et à marcher dans cette parfaite joie de Dieu : ELLES REÇURENT LA FORCE DE LE VIVRE.

Le fruit de l’Esprit, dit l’épitre aux Galates (5/22), c’est l’amour, la joie, la paix…etc. C’est le deuxième fruit énuméré ! Et ce n’est pas le fruit de Christian Robichaud ! Je suis incapable de produire cette joie authentique qui me vient de Dieu seul. La joie terrestre, elle, semble bien frivole et éphémère, à côté du bonheur de vie qui provient de tout ce que Jésus-Christ a accompli pour nous à la croix. C’est comme si Dieu avait déclaré officiellement : « A partir de la résurrection de Christ, j’offre gratuitement à tous mes enfants cette joie pour leur vie ». C’EST COMME UNE FONDATION DANS TON CŒUR, qui fait que, peu importe où tu es, ce que tu vis, ce que tu traverses, comment tu te sens, ou ce que d’autres ont fait, ou encore ce que tu as fait de mal, TU PEUX VIVRE DANS CETTE JOIE. La Bible ne dit-elle pas : « La joie du Seigneur est votre force ? » (Néhémie 8/10). C’est vrai qu’il y a une joie toute humaine ; il n’en existe pas moins une joie céleste. C’est une joie qui vient du Saint Esprit. Et c’est un commandement du Nouveau Testament.

Souvenez-vous de ceci : l’Esprit de Dieu travaille toujours en équipe avec nous. Toujours. Oui, il accomplit des œuvres dans ce monde sans nous, mais concernant nos vies personnelles, il ne travaille pas sans notre consentement. SI TU T’INCLINES DANS LA DIRECTION QUE TE MONTRE LE SEIGNEUR, IL VA ŒUVRER AVEC TOI. Il suffit de lui ouvrir ton cœur. Mais d’abord, que signifie « ouvrir son cœur » ? Ça veut dire : regarder dans la même direction que le Saint-Esprit. Ça veut dire : porter attention, accorder de la valeur à ce qui compte pour Dieu. Alors, quand Dieu te dit : « Je veux que tu te réjouisses », toi, tu lui réponds : « Ok, Seigneur. Je ne sais pas comment m’y prendre, parce que je souffre ; j’ai de gros soucis. Mais si tu veux m’enseigner ta joie, Seigneur, je me porte volontaire. Je sais que tu vas m’aider, que tu vas m’instruire et m’ouvrir la route. »… A l’instant même où tu acceptes, je te garantis un miracle spirituel qui germe peu à peu dans ton cœur. UNE JOIE PUISSANTE COMMENCE À EN REMONTER. Tandis que l’enfant de Dieu fait sa part en épousant son plan, le Saint-Esprit accomplit la sienne.

C’est l’Apôtre Paul qui a remis ce commandement au premier plan. Il l’a écrit par trois fois aux Philippiens. Mais à quelle période de sa vie l’a-t-il fait ? Pas quand, sur la route de Damas, Jésus venait de l’arrêter et que, jeté au bas de son cheval, il n’avait encore rien souffert ! Imaginez : « Ouah, c’est merveilleux, j’ai vu Jésus… Tiens, je vais écrire aux Philippiens de se réjouir ! ». Ça n’aurait eu aucun sens. Il l’a fait après des années et des années de combats, de souffrances, de hauts, de bas, et d’angoisses. OH, CE QUE PAUL A SOUFFERT POUR L’AMOUR DE JÉSUS-CHRIST !… Et vers la fin de sa vie, il écrit à l’église de Philippes : « Maintenant donc, mes frères et sœurs, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je n’hésite pas à vous écrire les mêmes choses, cela contribue à votre sécurité » (3/1). …Réjouissez-vous… Quand le pasteur prêche un message qui vous fait plaisir ?… Quand on chante votre chant favori ?… Devant votre plat préféré ?… Qu’a-t-il dit ? « RÉJOUISSEZ-VOUS TOUJOURS DANS LE SEIGNEUR. JE LE RÉPÈTE, RÉJOUISSEZ-VOUS » (4/4).

J’ai fouillé, scruté, creusé pour savoir s’il existe un autre endroit dans toutes ses lettres, où l’apôtre Paul dit : « Je le répète ». Dans tout ce que j’ai consulté, je n’ai trouvé qu’un seul passage où Paul utilise cette formule d’insistance. Et c’est là. Philippiens 4/4. Mais ce n’est pas une parole d’homme, ça ! Ici, ce sont les Saintes Ecritures. Et c’est Dieu qui te parle. Regarde au-delà de Paul : ne l’aperçois-tu pas dans le fond de sa prison, recueilli, alors que le Saint-Esprit lui souffle à l’oreille : « Ecrit cela. Ça va gagner le monde entier. On essaiera de brûler la Bible, on essaiera de faire toutes sortes de choses pour empêcher les gens de la lire. Mais le ciel et la terre passeront ; ma Parole, elle, ne passera pas. Et cette phrase ira jusqu’aux extrémités de la Terre. Elle encouragera des millions de mes enfants. Paul, ce n’est pas toi, c’est moi qui fortifie mes enfants à travers toi… ». CHAQUE JOUR DE GRÂCE, DIEU TE RÉPÈTE À L’INFINI : « Réjouis-toi toujours dans le Seigneur ».

Mais me réjouir implique de ma part de savoir faire un choix : « Et moi, là, je suis un enfant de Dieu ! Pourquoi serais-je déprimé ? Pourquoi serais-je grognon ? Pourquoi serais-je abattu ou tremblerais-je de peur, comme ça ? Après tout, rien ne m’oblige à être négatif. Je peux grandir dans la joie du Seigneur. Je ne suis pas forcé de ressasser constamment tout ce qui ne va pas ! » La politique, les présidents, l’économie, et puis ci, et puis ça !… Sur tous les sujets, il est possible de raisonner en enfant de Dieu qui sait se réjouir dans le Seigneur. Le roi David avait une manière efficace de se réjouir. Cet homme parlait à son âme. Le saviez-vous ? Aujourd’hui les gens qui se parlent à eux-mêmes, on les enferme dans les hôpitaux ! On pense qu’ils ont des problèmes. Mais on peut très bien se parler à soi-même ! Un homme de Dieu a dit : « La meilleure pensée reste très floue, tant et aussi longtemps qu’elle n’est pas verbalisée ». Parfois, il est important de savoir se parler. Maintenant, rien ne vous oblige à le faire devant tout le monde ! Je vais vous montrer que David était loin d’être fou, et il se parlait à lui-même. Voici ce qu’il se disait : « Pourquoi t’abats-tu mon âme ? Mets ton espoir en Dieu. Secoue-toi mon âme, et loue l’Éternel. Réveille-toi mon âme, et confie-toi dans le Seigneur ».

En effet les Psaumes comptent un petit peu moins de soixante-dix passages où David, le psalmiste, demande à Dieu d’aider son âme. Donc oui, Dieu intervient pour une part. Et même, la plus grosse part, c’est la sienne ! Car parmi ces soixante-huit passages, à un moment donné, on lit : « Mon âme est entourée de ténèbres ». Il ne parle pas de son corps, mais de son âme… Peut-être était-il dans son palais, peut-être tout allait-il bien, sauf que des ténèbres s’étaient amassées autour de son âme : David ressentait un combat spirituel. C’est pourquoi il s’écriait : « Mon âme est entourée de ténèbres ; aide-moi ô Dieu ! ». Ce qui permet d’affirmer que notre joie dépend beaucoup du Seigneur. C’est vrai. Mais les Psaumes contiennent cinq passages où David s’adresse directement à son âme, pour l’interpeler : « Mon âme, loue l’Éternel » ; « Eh, mon âme, là… ! ». David scrutant son âme, ne la laissait pas dériver au gré de ses sentiments : « Eh, mon âme, tu es triste… Loue donc le Seigneur ! » Il faut savoir une chose très utile : l’âme va toujours suivre les pensées. Elle vient après les pensées. Si tu es abattu, c’est que des pensées t’ont abattu. Parfois tu marches dans la tristesse, et tu ne sais plus vraiment pourquoi… Arrête-toi, reviens un petit peu en arrière, il y a quelque chose que tu as laissé se faufiler dans tes pensées, et c’est ça qui t’a rendu triste. Identifie cette cause et corrige cette pensée ! Tu n’es pas forcé de la subir. RAPPELLE-TOI PLUTÔT CE QUE TU ES EN JÉSUS-CHRIST, ET TOUT CE QUE TU POSSÈDES EN LUI. Tu peux refuser ces réflexions qui proviennent des hommes, de toi-même ou même du diable. Car le diable parle, lui aussi. Et sa méthode, c’est d’utiliser des faits réels, de les amplifier et de les tordre au maximum, pour te décourager par le fait qu’à la base, c’est vrai. « Regarde-toi : tu es malade… – Aaaah, c’est vrai, je suis malade… » Cependant rien ne t’oblige à rester triste ! « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ». A un moment donné, on voit David réagir : « Mais, qu’est-ce que j’ai aujourd’hui, là ? Je me sens abattu, je suis triste ! Ah, non !… » Puis il s’interpelait : « EH, MON ÂME, AU LIEU DE GÉMIR, CONFIE-TOI EN L’ÉTERNEL ». Et David commençait à reprendre confiance en Dieu, et se relevait. Un passage précise même : « Et David alla se fortifier en l’Éternel ». David avait appris, comme je veux apprendre, et comme je suis certain que vous aussi voulez apprendre, à marcher dans la joie du Seigneur.

Un zoom sur la lettre de Paul aux Colossiens confirme combien l’Apôtre vivait cette joie céleste : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous… » (Col. 1/24). Wow. Voyez-vous, si c’était Christian Robichaud qui vous disait : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur », ça aurait si peu de poids ! Mais lorsqu’on découvre dans sa seconde lettre aux Corinthiens (11/23 à 29) ce que cet homme-là a vécu avant de nous enseigner à nous réjouir, tout prend du relief. Ça commence assez mal : « J’ai été souvent en prison… ». Moi, je ne suis jamais allé en prison. Et là, ce n’était pas les prisons que nous connaissons. C’étaient des donjons humides, froids et nauséabonds. Paul continue : « …j’ai essuyé infiniment plus de coups… ». Wow. Moi, je n’ai jamais été frappé. MAIS LUI, IL EN A PRIS INFINIMENT PLUS QUE LES AUTRES. « …souvent j’ai vu la mort de près… ». Il a frôlé bien des morts violentes. « …cinq fois j’ai reçu les coups des juifs ; quarante coups moins un… ». Les historiens racontent que quand Paul a accepté Christ, au bout de trois ans il est retourné dans sa ville natale. Était-il marié, avait-il des enfants ? Les exégètes les plus sérieux, les spécialistes de la Parole de Dieu, sont convaincus que Paul était marié. Parce que pour être un pharisien, il y avait des prérequis, et l’un d’entre eux consistait à être marié et à posséder un métier. Et Paul dit : « Je suis pharisien et fils de pharisiens » (Actes 23/6). Tout porte à croire qu’il était probablement marié. Paul reste extrêmement silencieux sur ce point. L’a-t-il fait parce qu’il n’était pas marié ? A-t-il évité le sujet parce que ça lui faisait trop mal d’y penser ? Personne ne le sait. Mais beaucoup supposent, que sa femme, ses enfants, sa famille l’avaient rejeté. Dieu avait d’ailleurs prévenu Ananias : « Je lui montrerai tout ce qu’il doit souffrir pour moi » (Actes 9/16). Et Paul, que les théologiens désignent comme le « Moïse du Nouveau Testament », a tellement souffert ! A propos des trente-neuf coups des juifs que l’Apôtre a reçu cinq fois, les historiens rapportent qu’on dressait un petit poteau sur la place du village, et qu’après avoir dénudé Paul et déchiré ses vêtements, on l’aurait plié en deux et ligoté sur le poteau, puis fouetté, et abandonné là de nombreuses heures sous le soleil brûlant, devant tous les villageois. Imaginez les pensées qui devaient lui venir : « C’EST ÇA QUE TON JÉSUS FAIT POUR TOI ? »… Savez-vous que parmi les vingt mille lettres qui circulaient à l’époque de Paul, on en a retrouvé, signées par des pasteurs qui doutaient ouvertement de l’Apôtre. Voici leur contenu : « Mais on ne peut pas être un homme de Dieu, et souffrir autant, voyons !… Dieu était avec Daniel dans la fosse aux lions. Chadrac, Méchac et Abed Négo ne sentaient même pas la fumée quand ils sont sortis de la fournaise ! Ils étaient intouchables ! Comment se fait-il que Paul est tellement frappé ?… Moi-même, j’ai été protégé par Dieu ! Pourquoi ne le protège-t-il pas ?… ». Ce sont les bruits qui circulaient dans les premières églises. Il semble qu’il était courant d’ajouter à ses peines en doutant de son intégrité.

Paul poursuit : « … trois fois j’ai été fouetté… ». Là, ça n’est pas les trente-neuf coups des juifs. Là, c’étaient les fouets romains. Eux frappaient différemment. Des contemporains de Paul ont écrit que s’il ne marchait plus bien, c’est parce qu’il avait été fouetté dans les jambes, et que certains de ses nerfs et de ses tendons en avaient été affectés. Ils disaient qu’il avait le dos courbé, qu’il avait des problèmes aux yeux, qu’il était petit et frêle. « …trois fois j’ai été fouetté, une fois lapidé… » On lui a jeté des pierres. «… j’ai vécu trois naufrages… » La Bible n’en relate qu’un. Deux naufrages sont restés inconnus. « …j’ai passé un jour et une nuit dans la mer, souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans les régions infestées de brigands, en danger à cause des juifs, en danger à cause de mes compatriotes… » Avez-vous remarqué ? Ses compatriotes ont eu beau menacer sa vie, l’Apôtre Paul a décidé de les protéger, de ne pas parler contre eux. De quoi s’agissait-il ? On ne sait pas. « …en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes… » On sait que Paul a eu très chaud le jour et très froid la nuit. « …en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères… » Des traîtres ! Paul écrit même qu’il y en a qui se réjouissaient de ce qu’il était en prison, parce que maintenant ils pouvaient prêcher à sa place ! Il en avait entendu parler. « …j’ai connu bien des travaux et des peines, de nombreuses nuits blanches, la faim et la soif, de nombreux jeûnes… » Toutes sortes de privations ! « …sans parler du reste, je porte mon fardeau quotidien, le souci de toutes les églises. En effet, qui est faible que je ne sois faible ? Qui tombe, que cela ne me brûle ?… » La liste se recoupe dans un autre chapitre (2 Cor. 6/4 à 10) : « …dans les détresses, dans les privations, les angoisses, les coups, les prisons, les émeutes… » Il a même été pris dans des émeutes ! « …dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes, qu’on nous honore ou qu’on nous méprise, que l’on dise de nous du mal ou du bien, et encore on nous prend pour des menteurs, mais nous disons la vérité !… » On le traitait de menteur. « …on nous prend pour des inconnus et on nous connait bien… » On faisait semblant de ne pas le connaître. « …on nous prend pour des mourants et voici nous sommes toujours en vie. On nous prend pour des condamnés, mais nous ne sommes pas exécutés ». Les théologiens ne savent pas ce qui s’est passé à Ephèse, mais Paul relate ailleurs (2 Cor. 1/8-9) : « j’étais certain que c’était fini. J’étais sûr qu’ils allaient lâcher les lions contre nous ». Il y a probablement eu un procès et une condamnation. Et Paul dit : « Les fauves allaient venir nous dévorer, mais Dieu nous a sauvés ! On n’a pas été exécutés. » Et regardez sa conclusion ! C’EST INCROYABLE COMMENT CET HOMME EST VICTORIEUX (2 Cor. 6/10) : « On nous croit affligés, et nous sommes toujours joyeux ». NOUS SOMMES TOUJOURS JOYEUX !!!

Ce n’est pas moi qui parle, c’est un homme dont le vécu m’encourage. Son témoignage prouve que toi et moi pouvons apprendre à marcher, à demeurer, à vivre, non dans une gaieté passagère, mais dans un bonheur profond, et qui dure : la joie du Seigneur. MAIS QU’A-T-ELLE DE SI DIFFÉRENT ? Elle n’est ni frivole, ni superficielle. Il y a quelques temps, le monde entier a été frappé par le décès de Robin William, ce grand acteur américain. Et c’est là qu’on a découvert, que dans les coulisses, cet homme était surnommé le clown triste d’Hollywood. Pourquoi ? Parce qu’à l’écran, il apparaissait joyeux, mais dès que les spots s’éteignaient, il redevenait lui-même, c’est à dire un homme profondément triste. Et quand tu vas sur Facebook, as-tu remarqué comment le monde y semble heureux ? Je n’ai jamais vu personne y publier des photos de son couple brisé, de quelqu’un qui a perdu son travail, qui est malade, qui a des problèmes de famille ou que son patron a harcelé… En général, les gens affichent de belles photos. Et j’ai même vu des gens y publier de quoi faire croire qu’ils sont riches et célèbres ! Et moi qui les connais, je sais que ce n’est pas vrai ! C’est ainsi qu’un site web a été créé, qui ne s’appelle pas Facebook, mais Fakebook. Le mot « fake » en anglais, veut dire « faux ». Un peu comme pour essayer de sensibiliser l’opinion publique sur le fait que la plupart du temps, ce que tu vois sur Facebook n’est pas vrai… Et on est d’ailleurs parfois tenté, en regardant les autres, de s’apitoyer sur soi : « Seigneur, pourquoi moi qui suis ton enfant, je vis des combats, alors que pour tous ces gens qui rient autour de moi, tout semble bien aller ? » Ça m’arrive, oui, d’avoir cette petite pensée qui pointe dans mon cœur : « IL EST OÙ TON JÉSUS ? » Mais tu sais quoi ? CE RAISONNEMENT EST FAUX ! Il n’est pas question ici de joie superficielle, mais d’une joie profonde et véritable. Le livre de l’Ecclésiaste dit que parfois le visage peut être triste en même temps que le cœur peut être heureux (Ecc.7/3). Il ne s’agit donc pas de vous braquer un sourire permanent, et de vous faire refaire un visage souriant par le chirurgien, vu que maintenant vous êtes un enfant de Dieu joyeux ! Non. Même Ecclésiaste le dit. Parfois on peut être juste sérieux, et même avoir un peu le visage triste. Tu vis les choses, tu en as le droit ! TU PEUX TRAVERSER DES MOMENTS DIFFICILES. Mais ça ne t’empêche pas de posséder au fond de l’âme une joie que rien ne peut altérer. C’est de cette joie-là dont Jésus disait : « Personne ne pourra vous l’enlever ». Ce n’est pas une question de personnalité. On peut être naturellement toujours gai et optimiste. Mais ce n’est pas de ça que je parle. Je parle de quelque chose de plus profond.

La joie du Seigneur n’est pas une simple excitation passagère. C’est un état d’esprit réfléchi, et fondé sur qui est Jésus et ce que je suis en lui. UNE PART TE REVIENT, ET UNE PART REVIENT À DIEU. Si ton cœur est abattu parce que trop souvent la convoitise te saisis et que tu en as honte, ou si tu es triste, parce que toi qui es né de nouveau, tu luttes en vain contre un péché ou un trait de caractère, et que tu dis : « Mais moi, je ne peux pas me réjouir, parce si tu savais parfois les accès de colère que j’ai à la maison ! J’ai tellement honte ! ». Ça peut paraître fou, mais il faut que tu saches ceci : RÉJOUIS-TOI QUAND MÊME. Les femmes qui montaient au tombeau n’étaient pas parfaites. Pierre n’était pas meilleur. Ce n’est pas parce que tout était réglé dans leur vie, que Paul a invité les chrétiens à se réjouir ! Et il a quand même insisté sur : TOUJOURS ! Car si tu apprends à te réjouir, même face à tes défaites, en te disant : « Je ne peux pas encore me réjouir de mes victoires, mais je vais me réjouir de qui est Jésus pour moi », et que peu à peu, tu progresses dans cette joie, je te le garantis, car c’est biblique, le Saint-Esprit va venir t’aider dans tes luttes ! Notre part, c’est de nous réjouir en l’Éternel. Pourquoi ? Parce que quand on se réjouit alors que tout va mal, on témoigne de sa confiance au Seigneur. ET RIEN NE FAIT PLUS PLAISIR À DIEU QUE LA FOI. La vraie foi consiste à apprendre ensemble à se réjouir, même quand il y a une mauvaise nouvelle et que c’est difficile, même quand tout à coup une douleur physique te lance, ou même lorsque tu croises celui ou celle qui t’inspire tant de colère… Suivie invariablement de honte. Alors que tu te défends : « Mais comment je pourrais me réjouir, je n’ai même pas encore appris à pardonner, je ne sais même pas aimer !… ». Le Seigneur te répond : « RÉJOUIS-TOI QUAND MÊME. MOI, JE M’OCCUPE D’ACCOMPLIR CES CHOSES EN TOI ».

Parlons un peu mécanique. Sous le capot de ma voiture, j’ai découvert que tout est inter-relié et qu’il s’y trouve une petite pièce, qui s’appelle l’alternateur. Ce mécanisme, qui fabrique de l’électricité, va charger la batterie, et la batterie va alimenter toute la voiture. Si l’alternateur ne fonctionne pas, la batterie se vide, et quand il n’y a plus assez d’électricité, la voiture ne bouge plus -sauf pour les anciennes deu-deuch qui roulaient quand même-. Mais l’alternateur a grandement besoin du moteur ! Pourquoi ? Parce que c’est le moteur qui fait fonctionner l’alternateur pour remplir la batterie. Ainsi, l’un a besoin de l’autre et vice versa ! Alors la prochaine fois que tu ne comprends pas comment ça marche avec Dieu, fais quelque chose de fou… Rouvre le capot de ta voiture, et observe ce qu’il s’y passe en te souvenant de cette image : une part pour Dieu, une part pour toi. L’alternateur et le moteur. L’alternateur fabrique l’électricité pour pouvoir démarrer le moteur, et le moteur fait marcher l’alternateur pour remplir la batterie. Et Dieu te dit : « Je vais avancer si tu avances. Je vais te réjouir si tu te réjouis. Je vais te remplir d’une joie divine si tu apprends à dire à ton âme : réjouis-toi en Christ ». Mais tu n’y es pas obligé. Tout comme on n’est pas obligé d’en arriver à des solutions extrêmes. Quelques-uns ont été beaucoup trop loin dans leur tristesse et en sont venus à se supprimer. Personne n’est obligé de faire ça ! Un enfant de Dieu peut se ressaisir, et dire : « Eh, mon âme, viens te réjouir en l’Eternel, PARCE QUE JE SUIS SON ENFANT. JE SUIS COHÉRITIER AVEC CHRIST ». En chemin vers le Ciel, Jésus s’est arrêté pour dire aux femmes : « Réjouissez-vous ! », puis il a poursuivi sa route pour aller siéger à la droite de Dieu. Lui qui possédait tout, qui régnait sur tout l’univers avant de venir sur terre, il l’avait déjà la victoire ! Il n’avait pas besoin de vaincre ces choses-là. S’IL EST VENU VAINCRE TOUS NOS PROBLÈMES, C’EST POUR NOUS ! Puis il a dit : « Là, maintenant, j’ai tout vaincu pour toi, je veux que tu marches par la foi en moi. Je veux que tu te réjouisses en moi, peu importe ce que tu vois, ce que tu ressens, ce que tu entends, je veux que tu te réjouisses en moi. Et moi je vais faire le reste. MOI, JE VAIS HONORER TA FOI.

Un homme vraiment joyeux, un retraité, m’avoua un jour à ma grande surprise : « Sais-tu, Christian, que j’ai connu cinq dépressions dans ma vie ? Cinq grands moments de découragement à cause de ma carrière. Les technologies évoluaient tellement vite que moi, plus je vieillissais, plus j’étais convaincu d’être dépassé. A chaque fois qu’une jeune génération se levait, ce sentiment augmentait. Un jour, le médecin m’a demandé : est-ce que ça vous arrive d’avoir juste envie de pleurer, sans même savoir pourquoi ? Je répondis que oui. Le médecin continua : voulez-vous des cachets, un traitement ? J’ai dit : non… J’AI JÉSUS. Le médecin eut une moue qui signifiait : ok, si vous croyez que la religion… -Non, non, non, non, docteur, ai-je expliqué, vous ne comprenez pas. Dans les moments les plus difficiles, je passe du temps avec Dieu, et je me renouvelle en lui. J’ai décidé de lui faire confiance ; alors je retourne aux promesses de la Bible, et là, lui et moi, nous alimentons ma vie intérieure. Et c’est lui qui recharge mes batteries ». (L’alternateur et le moteur !) Il a ajouté : « Christian, ça m’est arrivé cinq fois ». Je n’en revenais pas de la part de cet homme si joyeux ! MAIS C’ÉTAIT SURTOUT QUELQU’UN QUI AVAIT APPRIS À SE RÉJOUIR EN L’ÉTERNEL. Comme le roi David le faisait.

Je la veux, Seigneur, cette joie qui ne dépend pas de mon contexte ou de combien je peux être déçu de moi-même. J’y ai droit ! C’est notre droit légal en Jésus-Christ. Tu nous as acquis une joie que personne ne peut nous voler. Quand les inquiétudes viennent pour demain, je veux vivre dans cette joie, Seigneur. Quand les pensées négatives et la culpabilité me rattrapent, Seigneur, apprends-moi à rester dans cette joie. Donne-moi la stabilité d’un cœur heureux en Christ. Merci pour le témoignage de vie de l’Apôtre Paul, lorsqu’il écrit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous ». Seigneur, ta joie est une telle force ! Et tu nous aimes tant ! Ce que tu nous demandes, tu nous donnes la capacité de le vivre. Nous qui sommes des gens ordinaires, avec des difficultés, des questions, des blessures, comme les autres, mais qui possédons une joie plus profonde que toutes ces choses, tu vas nous saisir par la main et faire de nous de véritables témoins de Jésus-Christ, à cause de ta joie.

Quand j’étudiais ce message hier, et que je repassais dans mon cœur tout ce que Paul a vécu, je me disais qu’il aurait pu en perdre la raison ! Il aurait pu rester traumatisé, miné par les angoisses et les phobies, et devenir fou ! D’ailleurs, il parle de ses terreurs. C’était bien un homme normal. Mais par la grâce de Dieu, au contraire, IL EST DEVENU DE PLUS EN PLUS ÉQUILIBRÉ. Merci Seigneur pour cette joie-là. Tu nous l’as donnée, elle est gratuite. Peu importe ce qui est devant moi, Seigneur. Apprends-moi à la saisir fermement, car elle est le fruit de ton Esprit. Aide-moi à centrer mes pensées sur toi, le Ressuscité qui vient à ma rencontre en disant : « HOURRA ! RÉJOUIS-TOI ! J’AI UNE JOIE POUR TOI ».