Sécher la terre du péché

Le vrai amour implique parfois une colère, une sainte jalousie. La jalousie est,  d’après le dictionnaire Robert : « un Sentiment douloureux que font naître, chez la personne qui l’éprouve, les exigences d’un amour inquiet, le désir de possession exclusive de la personne aimée, la crainte, le soupçon ou la certitude de son infidélité ».  De l’Hébreux, le mot jalousie se traduit aussi par passion et flamme.

Quand on aime profondément quelqu’un mais que cette personne ne nous aime plus, nous éprouvons alors ce sentiment douloureux qui nous pousse à agir. Hollywood a déjà beaucoup exploité ce concept en jetant à l’écran plusieurs films où l’aimant, trompé se venge et porte des gestes de destruction. Toutefois, la jalousie n’est pas en soit un sentiment négatif. Et si chez l’homme elle produit souvent la méchanceté, chez Dieu la jalousie se manifeste toujours par un désir de reconquérir l’être tant chérit. Tous les hommes de Dieu, ont été marqués dans leur âme, de ce vif désir de voir l’homme revenir vers son Créateur. Élie était jaloux de la flamme de jalousie de Dieu envers Israël. Le peuple était vautré dans le péché comme jamais, engourdit spirituellement, religieux et mélangeant le bien et le mal dans la maison de Dieu. Les prêtres couchaient avec des prophétesses sacrés avant de bruler de l’encens pour le Seigneur. Ils enseignaient aux familles de leur offrir leur vierge pour être bénis des Baal, puis dans la même journée continuaient leur service dans le Temple de Salomon. Les lévites avaient toutes sortes de passion sauf pour Dieu. Tout se mélangeait dans la maison de DIEU.

Élie n’en pouvait plus. Alors Jaques 5 :16 nous dit qu’il pria avec ferveur pour qu’il cesse de pleuvoir. C’est sa passion pour Dieu et son vif désir de voir les cœurs revenir au Seigneur qui le poussèrent avec ferveur et persévérance à prier une sécheresse. Comment eut-il cette idée de prier pour une sécheresse ? Une prière qu’on ne retrouve nulle part avant lui dans la Parole. Jésus nous enseigne dans Jean 14 que si nous demeurons en Lui, nous pouvons demander ce que nous voulons et cela nous sera accordé. Le psalmiste nous dit aussi que lorsque nous faisons de Dieu nos délices, il nous donne ce que notre cœur désire.

Élie a fait de Dieu ses délices. Il demeurait dans la présence de son Créateur. Alors qu’il grandit dans la présence de Dieu, ses désirs changèrent et se conformèrent de plus en plus à ceux de Son Maitre. Cette communion spirituelle le poussa vers l’extérieur. Son cœur et ses pensées devinrent sensibles et affectés par la situation du peuple de Dieu. Plus Élie se rapprochait de Dieu, plus il était sensible et perturbé par le péché qui  l’entourait. Les riches volaient les pauvres, les injustices jonchaient les rues et nul ne venait en aide à la veuve et l’orphelin. Il comprit que rien ne sert de taper sur les gens et de les sermonner. Il lui fallait prier. Dieu répond à la prière mais que demander ? L’idée lui vint de demander à Dieu d’envoyer une sécheresse. Il fallait que la terre du péché sèche !

Alors il pria, pria et pria avec une ferveur jusqu’alors inégalée. Jaques nous dit que c’est lui qui demanda à Dieu d’envoyer cette sécheresse. Ce n’est pas qu’alors qu’il priait, Dieu lui annonça qu’une sécheresse allait venir et que malgré lui, il alla annoncer la vision au roi. NON. Il n’alla pas se présenter devant Achab pour lui annoncer la nouvelle sur la Parole de Dieu comme si qu’alors qu’il jouissait d’une merveilleuse communion avec son Créateur, il reçut une prophétie de sécheresse. NON. Élie fut inspiré de prier la sécheresse jusqu’à ce qu’il reçoive dans son esprit la certitude que le combat de la prière était gagné et qu’il avait obtenu par la foi la réponse à ses supplications. Le Seigneur lui répondit et Elie reçut une telle conviction dans son cœur qu’il sut que Dieu lui avait parlé. Il en était si certain qu’il alla se présenter, poussé par l’Esprit, devant le roi et ce jour là son ministère devint public. C’est la première phrase qu’il prononça. Il annonça que le ciel ne donnerait plus de pluie jusqu’à ce que lui, Élie, annonce le retour de la pluie. Quelle déclaration !

Dieu accompagna sa foi et sa flamme. Quel risque. Nous ne savons rien d’Élie. Il était probablement un homme de la terre, un simple paysan qui en avait assez du péché. Ce simple homme devint très puissant dans la prière. A un tel point que la flamme de Dieu le poussa jusqu’à la cour du roi. Son buisson ardent l’avait embrasé. L’amour de Dieu, son vif désir de posséder le cœur de ses enfants s’était alors déversé dans son confident, cet homme de l’intimité avec Dieu. De nulle part, arrive un petit paysan dans la cour du roi. Il n’est pas le bienvenu ni invité. Il est envoyé : « Et Élie, le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad, dit à Achab: L’Éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu’il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. » (1 Rois 17 :1). Quel courage ! Quelle foi ! Il sait dans son esprit qu’il prie dans la volonté de Dieu. Il a cette assurance qu’il est personnellement un agent influent dans l’accomplissement de la volonté de Dieu.

Entant qu’enfant de Dieu, vous avez accès au trône de la grâce. Je sais qu’il y a quelqu’un pour qui vous priez ou avez prié. Ses agissements, allés et retour dans le péché vous peinent gravement. Vous vous sentez complètement dépassé et peut-être avez-vous abandonné le combat ? Vous avez éprouvé une sainte jalousie pour voir cette personne revenir à Christ. Vous en étiez tellement affecté que refuser Dieu c’était comme vous refuser vous aussi. Vous étiez un avec Dieu dans votre amour pour cette âme. Rejeter Christ c’était vous rejeter vous aussi.  Revenez ! Maintenant et prier Dieu qu’il fasse sécher la terre du péché de cette personne. Vous avez toute autorité entant qu’enfant de Dieu.

Vous devez influencer les circonstances par le pouvoir d’une prière fervente, persévérante et pleine de foi en Celui qui est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Vous avez le pouvoir spirituel par vos supplications de faire complètement sécher la joie que cette personne éprouve à vivre sans Dieu ou engourdie dans sa spiritualité. Si la terre du péché ne sèche pas, il n’y aura pas de retour à Dieu. Le fils prodigue est passé par la porcherie. Dieu dit à Israël qu’il allait la conduire au désert afin de parler à son cœur, qu’il allait lui bloquer le chemin de ses amants. Il faut semer avec larmes pour récolter avec chants d’allégresses. Il faut prier que Dieu fasse sécher la terre du péché ! Alors que vous communiez de plus en plus avec votre Seigneur dans le lieu secret, Son Esprit va vous inspirer à demander des choses précises, demandez ! Croyez ! Saisissez ce que l’Esprit vous souffle à l’oreille. N’attendez pas une vision de Dieu, demandez !

Votre proximité dans Sa présence vous assure que Dieu est un avec vous. Le Seigneur attend des requêtes qui montent de notre cœur à nous.  Alors que nous prions pour les âmes, Son Esprit verse en nous la jalousie de Dieu, un vif désire de voir ces bien-aimés Lui appartenir pleinement. Demander une sécheresse est monté dans le cœur d’Élie. Dieu a dit oui. Un simple homme seul a grandement influencé son peuple à revenir à Dieu par sa prière. Homme de même nature que nous, que vous et moi. Nous pouvons prier comme Élie. Prions avec amour « Seigneur, sèche la terre du péché ! » le Seigneur le fera et cette personne tant aimé retrouvera la raison. Le fils prodigue entra en lui-même seulement quand la fête était finie. Comme Élie, vous êtes un agent influent. Un homme repoussa la pluie et eut raison des éléments de la nature ! Vous pouvez influencer les circonstances par votre prière remplie d’amour et de foi ! parfois l’amour va jusqu’à prier la sécheresse.